Pimpant ouvre sa propre usine de production à Dives-sur-Mer
Lancée en 2021 sous forme de start-up (à l’origine baptisée Juliette), l’entreprise Pimpant franchit une nouvelle étape de son développement avec l’ouverture de sa propre usine de production à Dives-sur-Mer (Calvados). Spécialisée dans les produits d’hygiène et de santé en poudre à diluer, la PME normande, en pleine croissance, emploie aujourd’hui vingt-quatre salariés et envisage d’en embaucher entre 10 et 15 dans les dix-huit mois à venir. L’usine de 1 500 m2 sur le site même de la boutique officielle, se veut, selon ses fondateurs, Baptiste et Karline Hamain, "un lieu de travail collaboratif et ouvert sur l’extérieur, où les machines n’imposent pas leur rythme aux équipes". L’entreprise a mis en place le 100 % télétravail, la semaine de quatre jours, ainsi qu’un actionnariat 100 % salarié.
Pimpant vise un chiffre d’affaires de 7 à 8 millions d’euros d’ici la fin de l’année 2024.
Hipli lève cinq millions d’euros et intègre le programme d’Amazon
La start-up havraise Hipli, spécialiste du colis réutilisable, (15 employés et une présence dans huit pays européens) a levé 5 millions d’euros, en juin 2024, pour renforcer sa position de leader européen du colis réutilisable, accélérer son développement géographique et sa croissance. Le tour de table est mené par des Business Angels emblématiques du e-commerce (Franck Duriez), de la livraison de colis (Antoine Pottiez, ancien Directeur Général de Mondial Relay), et de l’économie circulaire. À leurs côtés, l’entreprise accueille également le soutien des groupes BSPCE et Crédit Mutuel, BPI France, l’Ademe et Citeo. Lancée en juillet 2020 par Léa Got et Anne-Sophie Raoult, la start-up a dépassé les 350 clients (CDiscount, Ebay, Bash, Saint James, Chantelle, lentillesmoinschères) et a déjà une flotte de plus d’un million de colis. Hipli rejoint les rangs du Amazon Sustainable Accelerator en mai 2024 et a été choisie par Amazon, parmi 5 autres acteurs européens du colis réutilisable pour réaliser un test en France au mois de septembre 2024. Pour ce test, Amazon va envoyer 45 000 commandes en colis réutilisables de deux types : un format souple et un format enveloppe carton.
Skwheel lance des skis électriques à roues
Installée à Conteville (Eure), Skwheel a été créée par trois associés, Antoine Massebeuf, Romain Massebeuf et Joseph Dahirel, pour développer des skis électriques à roues. Soutenus notamment par Bpifrance, Réseau Entreprendre et le réseau Initiative France, les trois fondateurs ont réuni un million d’euros de financements privés et publics pour lancer la production. Ces skis sont dotés de batteries électriques rechargeables et sont commandés par une poignée d’accélération. Bridés à 25 km/h, ils sont homologués pour rouler sur route, avec une autonomie de 30 km. Débridés, sur terrain privé, ils peuvent atteindre 80 km/h. Skwheel s’adresse à deux publics. Le premier est celui en quête de sensations sportives, pour dévaler routes et chemins voire, à l’instar du créateur, partir pour des virées sur le sable mouillé des plages normandes, grâce à l’électrification des skis. L’autre marché est celui de la mobilité urbaine. La start-up euroise a ouvert son centre de recherche et développement à Honfleur (Calvados) en septembre dernier. L’embauche de huit personnes est prévue en 2025. Elle compte y investir 500 000 euros d’ici deux ans.
La Pâtisserie Numérique a séduit deux investisseurs à l’émission Qui veut être mon associé ?
La start-up euroise (Louviers) La Pâtisserie Numérique, créée par Marine Coré-Baillais a séduit, en mars 2024, deux investisseurs de renom, à l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6 : Jean-Pierre Nadir et Eric Larchevêque. Les deux chefs d’entreprise vont investir au global 150 000 € contre 10 % des parts de la société de Marine Coré-Baillais. Cette levée de fonds fait partie d’une plus grosse de levée de fonds de 1,5 million d’euros, et permettra à la start-up de construire une usine et une ligne industrielle de production de farine dédiée à l’imprimante culinaire 3D, Patiss3, imaginée par la société. La Pâtisserie Numérique cible dans son business model les pâtisseries qui affichent plus d’un million de chiffre d’affaires et les restaurants. Son ambition est de passer de 300 000 euros de chiffre d’affaires cette année à 14 millions d’euros d’ici trois ans. Patiss3 est proposé à la vente (20 000 €) ou à la location (500 € par mois), et sa farine est également à la vente (5 € le kg).
WeSur lève un million d’euros pour renforcer ses équipes
Lancée en 2023, la start-up rouennaise WeSur, co-fondée par Geoffrey Morin et Jérémie Bugard, a bouclé une levée de fonds d’un million d’euros afin de renforcer ses équipes et accélérer le développement de nouvelles applications. L’entreprise a développé un algorithme unique conçu pour recommander les meilleures offres d’assurances de façon totalement personnalisée. L’outil analyse trois critères clés : le prix, la qualité de service, et les garanties. En complément, Rose, l’intelligence artificielle générative de WeSur, apporte une assistance personnalisée aux particuliers pour les éclairer et les conseiller sur la protection de leur logement, leurs véhicules, leurs animaux ou encore leur santé. L’assurtech accompagne déjà chaque mois plus de 220 000 personnes et compte plus de 12 000 clients et 25 marques d’assurances.
Alga Biologics produit des anticorps à partir de micro-algues
Issue de l’université de Rouen Normandie, Alga Biologics produit des anticorps utiles pour lutter contre un cancer pédiatrique rare, le neuroblastome. Le procédé breveté ayant fait ses preuves en laboratoire, la start-up a été créée en vue d’une industrialisation décarbonée de ce bio-médicament. Alga Biologics a bénéficié de l’accompagnement de Normandie Incubation et de Normandie Valorisation. Cette dernière a même investi dans le projet, qui a successivement décroché des soutiens de France 2030 et de Bpifrance, dont la bourse French Tech Emergence et l’aide au développement deeptech. Une levée de fonds a été conduite jusqu’en janvier 2024. En ajoutant l’arrivée d’investisseurs et des prêts bancaires, trois millions d’euros ont ainsi été sécurisés. La start-up a déménagé l’été dernier, l’activité de production industrielle de son nouveau bioréacteur dans 300 m2 de locaux à Canteleu (Seine-Maritime), en complément des 45 m2 de laboratoire qu’elle occupe à l’université Rouen Normandie à Mont Saint-Aignan.
Lightback veut révolutionner la santé des sportifs
La start-up caennaise Seraf Physio Pro a levé 1,3 million d’euros en 2023 pour pousser le déploiement de son produit phare, le Lightback. Cet outil, élaboré par un kiné, sert au travail musculaire des grands sportifs, mais il séduit de plus en plus de professionnels de santé. En jouant sur les muscles fessiers de façon inédite, le Lightback, grâce à sa planche aménagée et équipée de sangles, permet une compression forte, avec un effet instantané. L’outil reprend un geste de thérapie manuelle, en l’amplifiant et en le bonifiant. Cette levée de fonds doit permettre d’accélérer le développement commercial du Lightback. La start-up normande, qui emploie trois personnes, va recruter du personnel commercial et marketing pour faire sa place dans les secteurs du sport et de la santé.
Boréales Energy développe un système de stockage thermique sous forme de glace
Installée à Douvres-la-Délivrande dans le Calvados, la start-up Boréales Energy (9 salariés, 300 000 euros de CA) a mis au point un système innovant de stockage thermique sous forme de glace. L’accumulateur thermique statique (ATS) développé par la société normande, transforme l’eau liquide en glace et la stocke à partir d’énergie électrique, pour une production de froid différée. Elle est passée, en mars 2024, au stade de la pré-série. La start-up a signé un contrat pour une dizaine d’exemplaires avec l’industrie laitière et vise à présent la grande distribution. Co-fondée en 2015 par Patrick Ouvry, expert dans le secteur de la machinerie médicale et de l’énergie, Boréales Energy a fait entrer sept entreprises françaises actives dans les énergies renouvelables, l’assainissement, et les réseaux électriques, au capital de la société (sociétés actionnaires majoritaires à 80 % du capital, le reste étant détenu par les fondateurs).
Genexpath va proposer des kits de diagnostic des cancers
Genexpath conçoit et commercialise des tests de diagnostic de nouvelle génération pour mieux caractériser certains cancers. Créée fin 2020, la start-up industrialise et diffuse les travaux de l’unité Inserm de Rouen. Pour accélérer ce déploiement, une nouvelle levée de fonds est en cours jusqu’à la fin de l’année, avec un objectif de 600 000 euros, notamment pour se développer à l’international. Après Israël, la start-up s’intéresse aux pays baltes, au Japon, et, compte ensuite travailler son implantation en Amérique du Nord où elle n’est pas encore présente. L’entreprise normande va également continuer d’investir sur la R & D, autre volet incontournable de son développement. À moyen terme, Genexpath va pouvoir prendre en charge de nouvelles pathologies, et donc s’ouvrir de nouveaux marchés.
Maison Sassy mise sur l'export pour développer sa marque
Créée en 2014 par Xavier d'Audiffret Pasquier et Pierre-Emmanuel Racine-Jourdren à Manneville-la-Pipard, Maison Sassy a développé une nouvelle marque de jus de pomme, cidre et de calvados normands. Elle emploie aujourd'hui une vingtaine de personnes et continue sa progression avec un taux de croissance à 2 chiffres chaque année. L'export continue de jouer un rôle clé dans l'expansion de la marque. "Le Royaume-Uni est notre plus gros marché, l'Asie, les pays nordiques font également partie de nos principaux débouchés en dehors de l'hexagone", confirme Xavier d'Audiffret Pasquier. Depuis 2014, plus de 12 millions de bouteilles de cidre Sassy ont été vendues à travers le monde.