Pierre Falson et Emmanuel Dejean : Calixar et les protéines membranaires
# Industrie # Création d'entreprise

Pierre Falson et Emmanuel Dejean : Calixar et les protéines membranaires

BIOTECHNOLOGIES La jeune entreprise lyonnaise exploite deux brevets internationaux pour préserver la structure des protéines membranaires.





Les créateurs

Emmanuel Dejean est docteur en physico-chimie et ingénieur. Il a occupé différents postes en tant que développeur industriel, ingénieur d'affaires pour un département R & D et conseiller pour le développement de projets scientifiques. C'est après avoir créé sa propre structure de conseils à Lyon, Emrod Consulting, qu'il rencontre Pierre Falson. Celui-ci est biochimiste des protéines membranaires et directeur de recherche au CNRS. Emmanuel Dejean (51% de Calixar) et Pierre Falson (36%) se sont associés à INP Entreprise (13%), une filiale du groupe Grenoble INP qui soutient une vingtaine de start-up.




L'entreprise

Calixar a été incubée chez Créalys à partir de juillet2009. L'entreprise a vu le jour en janvier2011 à Lyon-Gerland, au sein de l'Institut de biologie et de chimie des protéines (IBCP). Elle exploite, en licences exclusives, deux brevets issus de ce laboratoire. Le premier concerne l'extraction des protéines membranaires des cellules pour les mettre en solution sans les dénaturer. Le second, l'utilisation de ces molécules comme accélérateur de cristallisation.




L'activité

La start-up produit à façon des cibles thérapeutiques et des antigènes membranaires pour les industriels du vaccin. Le procédé permet d'obtenir en quantité suffisante des cibles protéiques jusque-là difficiles à stabiliser une fois extraites des membranes et de les maintenir actives et correctement structurées en dehors de leur environnement membranaire. «En isolant et en purifiant ces objets, on peut obtenir des outils de diagnostic fiables, des vaccins et des candidats médicaments», explique Emmanuel Dejean, président de Calixar.




Le marché

Toutes les grandes pathologies sont concernées par cette innovation. «Pour Alzheimer, la source du problème vient de la protéine membranaire, avance Pierre Falson, directeur scientifique. 60% des cibles thérapeutiques sont des protéines membranaires impliquées dans des maladies telles que le cancer, le diabète, le paludisme.» Dans un premier temps, Calixar s'attache à travailler dans le domaine de la grippe. «Notre objectif est d'aboutir à un vaccin moins cher et sans adjuvant, pour, à terme, développer un vaccin universel», argumente le président de la structure. Le marché de la protéomique (étude de la structure, des fonctions et des modifications chimiques des protéines) croit de 20% par an. Il était évalué à 8Md$ en 2009. Calixar vise un chiffre d'affaires de 100.000€ pour 2011, 350.000 € en 2012 avec la rentabilité et 700.000€ pour 2013.




Les financements

Le capital de 101.000 € se décompose en 40.000€ d'INP Entreprise et 61.000€ de fonds propres et subventions (Région, lauréat du concours national du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans la catégorie Émergence). Le dispositif a été complété par des prêts via Créalys, le réseau Entreprendre, Oseo et des partenaires banquiers.

Calixar



(Lyon) @email

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