Physiodrum : Un harnais contre le mal de dos des percussionnistes
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Physiodrum : Un harnais contre le mal de dos des percussionnistes

Santé Kiné de formation et percussionniste, Antoine Stephan a mis au point un harnais de caisse claire qui permet aux musiciens de jouer sans mal de dos.

Le créateurKinésithérapeute et ostéopathe de formation, spécialiste du sport, Antoine Stephan est aussi un passionné de musique. Depuis 10 ans, il joue de la caisse claire écossaise dans le bagad de Morlaix, le Pipe Band de Ploemeur. Comme tous les musiciens, le mal de dos lié au poids de cet instrument, 10 kg, ne lui est pas inconnu. « On l'accepte tous. Un peu comme une fatalité. » Pourtant c'est encore étudiant qu'il trouve une solution avec un harnais qui répartit mieux le poids et permet de libérer les mains du percussionniste. « Je cherchais un sujet de mémoire. Je l'ai dessiné sur un papier dans une station-service en revenant de Toulouse en juin 2009 », raconte Antoine Stephan.




Le produit

Il commence à montrer son idée dans le milieu : « Les gens m'ont dit que j'allais révolutionner le marché », s'enthousiasme Antoine Stephan. Pour réaliser un prototype il dépose le brevet, travaille avec une orthoprothésiste sur un modèle de corset, fait appel à une école d'ingénieur qui réalise l'étude industrielle qui caractérise le réglage au centimètre près, afin de s'adapter à toute morphologie.Le premier "Physiodrum" voit le jour en juillet 2010. Suivent plusieurs années pour trouver les bons matériaux, notamment. La première série livrée a été livrée fin juillet 2013 et testée à Lorient au Festival Interceltique. Le prix des premiers était de 395 €. L'objectif étant de la faire baisser grâce à des séries plus importantes. « Je dois diminuer les coûts de production pour pouvoir espérer ouvrir le marché américain. »Le harnais est produit en Bretagne par les usines AFU (Saint-Malo) et Nautix (Guidel).« Actuellement, on retrouve le harnais dans une douzaine de groupes breton. Quelques exemplaires sont arrivés à l'étranger : Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Hollande », explique le jeune créateur. Un total de 67 exemplaires a été vendu. « Et de nombreux devis sont en attente de validation. Il est encore difficile de donner le chiffre d'affaires prévisionnel. Tout dépendra des accords signés avec les marques de percussions courant janvier-fevrier. »




Les aides

Pour ce projet, Antoine Stephan a été accompagné par le Technopôle Brest-Iroise qui l'a aidé pour le montage de son business plan. Il a aussi obtenu une subvention de la Région : Créinnov.




Perspectives

Pour 2014, Physiodrum doit continuer à « faire le buzz » dans le monde de la percussion. « J'alimente les réseaux sociaux avec des vidéos. Je suis présent dans les concours internationaux, je fais des conférences de présentation, etc. », indique Antoine Stephan.« Et à partir de janvier, quatre étudiantes en master marketing international de l'UBO vont travailler sur l'extension internationale du projet. De plus, des partenariats avec des fabricants étrangers sont en cours de discussion », ajoute-t-il. Antoine Stephan prépare aussi un harnais pour grosse caisse qui devrait être commercialisé à partir de l'été 2014.

Physiodrum



(Taulé)Dirigeant : Antoine Stephan06 84 76 30 37

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