Ph : Dallard : Il veut gérer le Fénix «comme une entreprise»

Ph : Dallard : Il veut gérer le Fénix «comme une entreprise»

Il l'admet : «Rien de tout cela n'était prévu» et «Tout est allé très vite». Nommé le 2 octobre président du Fénix, Philippe Dallard explique avoir noué les premiers contacts cet été avec le club de handball toulousain, après la démission de son prédécesseur, Patrick Salles. Un épisode très médiatisé que Philippe Dallard semble bien décidé à laisser derrière lui. Le P-dg du groupe Citroën Dallard (150 salariés sur les trois concessions de Toulouse Montaudran, Muret et Saint-Gaudens pour 92,6millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011) considère cette nouvelle aventure comme «un projet d'entreprise». Gérée par une SASP (société anonyme sportive professionnelle) dont le budget avoisinera les 2,5 millions d'euros cette année, l'équipe de D1 fait figure de locomotive pour ce club de 280 licenciés. Outre les quinze joueurs pros, ce sont en effet 19 équipes amateurs qui portent le maillot bleu et orange et fondent leurs espoirs en leur nouveau président, actionnaire à 51%. S'il annonce que le Fénix Toulouse Handball fera à moyen terme l'objet «d'investissements pour devenir un club phare en région comme au niveau national», pour l'heure la priorité est à la recherche de nouveaux partenaires pour assainir les finances. Un challenge qui n'effraie pas ce quadragénaire passionné- de foot en particulier (il est abonné au TFC depuis l'âge de cinq ans!) mais de sport en général - dont l'entourage savait que, tôt ou tard, il s'investirait sur ce terrain-là.