S’il est élu en décembre prochain à la présidence du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau compte mettre fin à « la dangereuse spirale budgétaire » dans laquelle serait empêtrée la collectivité. Le sénateur vendéen entend « dégraisser le mammouth régional ». « Il faut sortir de l’addiction à la dépense publique. Une région efficace, ce n’est pas une région qui dépense à tour de bras, c’est une région qui supprime l’accessoire pour se concentrer sur l’essentiel : lutter contre la crise », estime-t-il.
Fin des bureaux à l'étranger
Le candidat Les Républicains compte lancer « un plan d’urgence » visant à économiser 40 à 50 millions d’euros les deux premières années, le budget de la collectivité étant de 1,5 milliard d'euros en 2015. Pour cela, il veut réduire de 10% le train de vie de la Région, en supprimant les « espaces régionaux », ces six lieux d’information sur la collectivité ouverts au grand public. « Ils n’accueillent pas plus de sept personnes par jour en moyenne », justifie le Vendéen. Celui-ci entend faire de même avec les bureaux que compte le conseil régional des Pays de la Loire à l’étranger. Pour Bruno Retailleau, les espaces régionaux auraient coûté 8,5 millions d’euros aux contribuables, les bureaux à l'étranger 2,5 millions.
Personnels mutualisés entre collectivités
L’ancien président du conseil général de Vendée entend aussi s’attaquer aux dépenses de personnel. S’il est élu, les recrutements seront diminués, les agents partant à la retraite ne seront pas systématiquement remplacés, et les personnels des collectivités pourraient être mutualisés. Notamment entre les Départements et la Région sur les personnels des collèges et des lycées.
Enfin, pour juger de l’efficacité des politiques publiques, Bruno Retailleau propose de créer sur internet un tableau de bord permettant aux Ligériens de suivre et d’évaluer chaque action du conseil régional.