Une décision qui a immédiatement provoqué un tollé de la part des universités les mieux gérées, qui accusent l'Etat de les spolier au profit des "mauvais élèves".
L'université d'Artois est concernée au premier chef par cette décision, puisque, bénéficiant d'un fond de roulement important, elle versera à elle seule près d'un quart de la somme totale, soit 24 M€. Une situation insupportable pour Frédéric Leturque, maire d'Arras et membre du conseil d'administration des l'Association des Villes Universitaires de France (AVUF), qui a publié un communiqué pour défendre son université, reproduit ci-après:
" Sans remettre en cause le principe de solidarité nationale, il ne faut pas surpénaliser les bons élèves, ces universités vertueuses qui font preuve d'une bonne gestion ! Ayant échangé avec le Président de l'Université d'Artois, Francis Marcoin, ce prélèvement ne remettra pas en cause le financement d'une formation, d'une recherche ou d'un investissement. Cependant, le fait d'isoler ce seul critère du fond de roulement nous laisse perplexes alors même que l'Université d'Artois n'a pas profité du Plan Campus et ne profitera pas de l'IDEX, ces deux appels à projets offrant des opportunités de développement et des moyens aux universités.
Pourquoi alors ne pas réaliser le même exercice de solidarité nationale pour les postes de chercheurs par exemple ? Notre région en manque cruellement et il est urgent d'agir ! Enfin, cette redistribution aurait pu d'ores et déjà s'appliquer à l'échelle des nouvelles grandes régions. Il est temps que le principe de réalité s'applique à ces nouveaux territoires. Il nous faut les intégrer dès aujourd'hui dans nos décisions et réflexions! Nous n'avons que trop attendu le vote de la loi NotRe fixant l'organisation et les compétences des collectivités. "
Reste à voir si cette disposition sera maintenue malgré la fronde à prévoir...