«Pas de baisse du crédit»
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«Pas de baisse du crédit»

Christian-Jacques Berret Directeur régional BdF
Quel bilan du crédit en 2011? Le financement a continué à alimenter l'économie jusqu'à présent. L'évolution est plutôt favorable pour les crédits déclarés aux entreprises si l'on compare les mois d'août2010 et 2011 en région: +5,6% pour les grandes entreprises, +5,5% pour les PME et +7,3% pour les TPE. Il n'y a pas de raréfaction du crédit, par contre, les banquiers se montrent plus prudents dans leurs conditions de prêts et sont plus attentifs aux dossiers. Le crédit continue à être distribué même si la demande est plus basse. On remarque que les crédits court terme sont très limités pour les entreprises: elles font moins appel au crédit pour financer leur exploitation. Cela se retrouve, dans les banques, sur les comptes à vue ou, surtout, les dépôts à terme qui augmentent sensiblement.
Quels sont les secteurs qui fonctionnent?

Jusqu'en septembre, l'automobile qui s'est améliorée après le printemps. L'agroalimentaire fonctionne avec des prix de vente en hausse et des coûts en baisse et des prévisions d'amélioration à court terme. Pour le bâtiment, les perspectives sont favorables, dans le second oeuvre. Par contre, le domaine de l'équipement électrique subit un décrochage de la demande, le secteur des services est en repli et celui du Bâtiment et gros oeuvre a subi une baisse significative pendant l'été avec des carnets courts et des prix très disputés.



Quelles perspectives pour 2012?
Tous les commentaires sont à très court terme, cela reflète la visibilité des chefs d'entreprises sur leurs carnets de commandes. Mais, il n'y a pas de rafale de faillites ou d'impayés, ni de série de défaillances. La médiation du crédit a augmenté depuis août, même si nous avons peu de dossiers. Cette augmentation s'effectue sur un petit nombre et traduit la situation d'entreprises qui ont fait «le gros dos» mais qui ne peuvent tenir indéfiniment. Les signes d'une catastrophe ne sont pas là. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a de la morosité, de l'incertitude et que les entreprises doivent se battre plus.



Entretien S.C

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