Parc des deux Côtes : Clôture du débat public
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Parc des deux Côtes : Clôture du débat public

Le maître d'ouvrage aura trois mois à compter de la publication du compte rendu du débat public le 19octobre pour se déterminer sur la poursuite ou non de son projet. Après quatre mois de débats, de l'aveu même du président de la commission particulière du débat public Philippe Marzolf, «les positions n'ont pas énormément bougé»! Un constat aussitôt nuancé par les représentants du maître d'ouvrage, la Compagnie du Vent (filiale de GDF-Suez), qui préfèrent souligner la (quasi) unanimité des collectivités en faveur du projet ainsi que l'infléchissement des positions farouchement hostiles de leurs plus sérieux opposants, les marins-pêcheurs de la zone. En cause, le projet d'implantation d'un parc éolien en mer au large des côtes duTréport qui doit accueillir dans sa proposition «large» cent quarante et une turbines. Initialement prévu à 14km des côtes, le parc pourrait, selon les dernières propositions du maître d'ouvrage, se décaler vers l'Ouest pour s'éloigner de la route directe menant au large. Il se trouverait alors à une distance moyenne de 18km du littoral. Une avancée qui démontre, selon le dg adjoint de la Cie du Vent Pierre Lagandre que «nous sommes encore au stade amont de développementd'un projet et qu'il n'est pas trop tard pour l'améliorer»! Pour preuve, la décision de modifier l'éloignement entre chaque éolienne afin de rendre le parc «compatible avec toutes les activités de pêche, y compris la pêche au chalut».




«6.000 composants contre 3.000 pour une voiture»

Mais pour achever de convaincre pêcheurs et élus de l'utilité du projet, le maître d'ouvrage abat une dernière carte: les perspectives industrielles induites pour un territoire riche en sous-traitant automobiles et qui doit tirer profit «d'un marché de l'éolien offshore qui explose». S'il est bien sûr trop tôt pour évoquer l'installation de fabricants sur le sol normand, Pierre Lagandre rappelle «qu'une éolienne, ce sont 6.000 composants, contre 3.000 pour une voiture!» De quoi mettre l'eau à la bouche des entreprises de la région...



G.D.

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