Labellisée en 2010, le projet Nouvelle Vague dispose pour le moment d'un département développement technologique avec cuisine, laboratoire d'analyse et centre de formation hébergé temporairement au sein d'Haliomer, dans la zone Capécure de Boulogne-sur-Mer. Pour ce qui est du centre de recherche en aquaculture il faudra attendre fin 2015 voire début 2016.
8 M€ d'investissements
Le département développement technologique disposera d'un site opérationnel fin 2015, les travaux devant commencer d'ici à la fin de l'année. 4 M€ d'investissements sont nécessaires. Le centre de recherche, d'un montant de 4 M€ également, doit suivre le même agenda.
Du retard sur la recherche
« C'est là où malheureusement nous continuons à prendre du retard. Les autorisations prennent plus de temps que prévu. Nous avons décidé de nous implanter, temporairement, sur un site existant à Wimereux, dans une ancienne usine de purification de moules, pour continuer tout de même à travailler. Ce site disposant d'une station de pompage en eau de mer est bénéfique pour nos recherches », précise Jean-Baptiste Delpierre, président du conseil de surveillance de Nouvelle Vague. La présidence du directoire est, quant à elle, assurée par Olivier Poline.
Études au centre Aquanord Ichtus
Le centre aquacole de Gravelines, ex-Aquanord devenu Aquanord Ichtus après avoir été racheté par la holding Ichtus qui est rattaché au corse Gloria Maris, est partenaire du projet. « Nous y louons une cinquantaine de bassins où nous lançons les premières études », ajoute Jean-Baptiste Delpierre. Un budget de 500.000 € par an en coût de location de l'infrastructure et du personnel.
30 actionnaires dans le projet
30 actionnaires supportent la plate-forme Nouvelle Vague, à l'image de la société Aqualande, du CNRS, de l'université Lille 2 ou encore de l'Université du littoral. Le nom des partenaires industriels ne pourra pas être dévoilé tant que le projet ne sera pas entièrement sorti de terre. « L'objectif, à terme, est de définir un type de poissons à élever. Nous voulons développer une aquaculture durable à grande échelle pour le marché à minima français voire européen », conclut Jean-Baptiste Delpierre. Pour l'heure, une vingtaine de salariés travaillent au sein de la plate-forme Nouvelle Vague.
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AQUACULTURE Nouvelle Vague verra le jour fin 2015. L'investissement est de 8 M€ pour la plate-forme technique et le centre de recherche aquacole.