Patricia Dudonné,
Directrice territoriale Amallia Grenoble
Quel bilan tirez-vous un an après la fusion de sept comités interprofessionnels du logement (CIL)?
«Nous sommes satisfaits de la façon dont cela s'est déroulé, en particulier parce que nous gardons cette implantation de proximité en lien avec les collectivités territoriales et les politiques locales du logement. Cette opération est positive car elle nous confirme dans notre pérennité, notamment sur le plan financier. Rappelons que nous comptons 1.398 entreprises adhérentes en Isère et que 5.086 personnes ont bénéficié de nos aides et services pour un montant de 23,25M€. Amallia a également participé en 2010 à la construction de 1.095 logements sociaux.
Quelles ont été les tendances pour l'année écoulée?
Nous avons un vrai engagement auprès des collectivités délégataires au titre de la production de logements sociaux. Pour autant, nous ne sommes pas sans inquiétude au regard de la poursuite de la ponction de l'État pendant trois ans pour financer l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), alors que ces financements devraient servir un accompagnement social local et aider les bailleurs sociaux. En 2010, nous avons aussi été très présents sur le volet accession sociale puisque la direction territoriale de Grenoble a consenti 29% de l'enveloppe globale de 54M€ d'Amallia au titre du Pass Foncier. Notre coeur de métier est l'aide aux personnes physiques, nous sommes des entrepreneurs sociaux.
Quelles sont les perspectives pour 2012?
Après cette année de transition, nous nous attacherons à la mise en oeuvre de l'accord national interprofessionnel pour 2012-2014 en faveur du logement pour les jeunes
. Certains territoires sont particulièrement concernés comme la vallée du Grésivaudan ou le Nord-Isère.»
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- TROIS QUESTIONS À