... qu'il revendique haut et fort. « Toute la politique de la Métropole Nice Côte d'Azur est tournée vers le renforcement de la compétitivité des entreprises et la création d'emplois, qu'il s'agisse de favoriser l'innovation, la recherche, d'attirer des investissements ou de dynamiser le développement endogène. » À cet égard, la pépinière d'entreprises Nice Côte d'Azur, lancée en 2009, a effectivement rempli son rôle, en comblant un manque criant en matière d'hébergement de jeunes pousses innovantes. Labellisée CEEI en 2012, elle a accompagné à ce jour 49 entreprises et permis la création de 189 emplois.
L'innovation
Au-delà de cette initiative, saluée par tous, même ses opposants, le mandat Estrosi a surtout mis l'accent sur l'innovation et le développement durable. D'abord autour du domaine de la ville intelligente, avec dès 2010, une expérimentation NFC (Near Field Communication), où comment utiliser le sans contact dans les actes de la vie quotidienne. Suivie par l'appui de la collectivité au démonstrateur smartgrid carrossois, Nice Grid, sur les réseaux électriques intelligents. Autre domaine privilégié, la santé, avec le soutien au cyclotron de deuxième génération, dans le cadre du traitement du cancer, ou encore les actions engagées pour développer les secteurs des TIC appliquées à la santé dans le bâtiment Delvalle.
Les transports
En matière de requalification urbaine, Nice est littéralement devenue plus verte avec, entre autres, l'inauguration de la Promenade du Paillon. Un bon point pour le tourisme, qui toutefois paraît loin des préoccupations des chefs d'entreprise. Contrairement à la problématique des transports. « Le bilan de Ch
ristian Estrosi se limite à l'extension de 400 m de la ligne 1 du tramway pour desservir le quartier Pasteur, fustige son opposant PS, Patrick Allemand. Quant à l'accélération du projet de la ligne 2 à laquelle on assiste, elle relève d'un contexte d'opportunité électoraliste. » Si la ville accusait un retard en offre de transport en commun performant, il semble que la mandature écoulée ne l'ait pas comblé alors que le schéma directeur des transports, adopté en 2009, prévoyait « à terme » quatre pôles d'échanges multimodaux. Quel terme ? Là est toute la question...
L'Eco-Vallée
Mais le principal fait d'armes de Christian Estrosi, en termes de développement économique, réside sans nul doute dans l'Eco-Vallée, devenue en 2008 Opération d'intérêt national. Après quatre années de préparation, elle est entrée dans sa phase opérationnelle. Près de 450 hectares seront dévolus aux activités économiques, au logement, à la recherche et à la formation, et devraient permettre la création de 20.000 emplois d'ici à 2025. Pour l'opposition, « le projet manque de cohérence », et illustre « une politique économique qui privilégie les surfaces commerciales au détriment des autres secteurs d'activité. » Il est vrai qu'Ikea a déjà annoncé sa volonté de s'y installer, tout comme les directions générales de GDF et d'EDF. Des implantations emblématiques que l'édile porte en étendard : « A ce jour, nous totalisons plus de 4.200 emplois créés ou en perspectives sur les 20.000 annoncés ».
Bilan. Le passage en 2010 de la communauté urbaine NCA en Métropole a changé la donne pour l'édile de Nice, qui s'est ainsi vu doté de compétences économiques...