Le fabricant français de câbles électriques Nexans (7,1 Md€ de CA en 2024, 28 500 collaborateurs dans 41 pays), dont le siège social est à Paris, continue d’investir massivement dans la région. Il vient de consentir un investissement de 90 millions d’euros alloués à son usine de Lens, dans le Pas-de-Calais.
Hausse des capacités de production
Cette fonderie de fil de cuivre, unique en France, va voir ses capacités de production augmenter de plus de 50 %. Elle ambitionne également de produire jusqu’à 80 000 tonnes de cuivre par an à partir du recyclage des déchets de cuivre. Pour ce faire, un nouveau bâtiment sera construit et devrait être opérationnel courant 2026.
"À travers cet investissement sur son usine historique de Lens, Nexans assure son indépendance stratégique et devance la crise des matières premières", indique Christopher Guérin, directeur général de Nexans, dans un communiqué.
Ce projet est le fruit d’un partenariat avec l’italien Continuus Properzi, spécialisé dans les technologies de coulée continue, laminage et fonte de cuivre et d’aluminium. Ce dernier fournira une ligne de production dotée de nouvelles technologies.
Un ancrage régional conforté
Cette annonce confirme l’ancrage régional de Nexans dans les Hauts-de-France. En effet, il y a quelques semaines, l’entreprise faisait savoir son intention de construire un nouveau laboratoire à Calais. Avec un budget d’un montant similaire de 90 millions d’euros, ce vaste plan de financement vise à développer la croissance de l’éolien offshore et des interconnexions sous-marines, notamment sur ses sites belges (Charleroi et Erembodegem) et français, à Calais (Pas-de-Calais).
Avec ce nouvel investissement, Nexans appuie davantage son engagement dans le recyclage de câbles. Activité que l’entreprise mène déjà sur le territoire via sa joint-venture Recycâbles créée en 2008 avec Suez à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais). Cette entreprise alimentera d’ailleurs l’usine de Lens de ses déchets. Pour le fabricant de câbles, l’usine de Lens est un pas de plus vers son objectif : utiliser 30 % de cuivre recyclé dans ses câbles à l’horizon 2030.