Créée officiellement il y a deux mois par Frédéric Vella, dirigeant de Capway consulting group à Lyon, l'association NéoStory a d'ores et déjà décidé de se réorienter vers un statut de SAS.Originellement positionnée sur l'accompagnement à la création d'entreprise et constituée autour d'une quinzaine de dirigeants et cadres de direction, - dont Dominique Calmels (DAF d'Accenture), Éric Perrot (fondateur de Perrot-Pouraud), Viviane Bertez (directrice de Tetras) ou encore Anne-Lise Corbrion (dirigeante d'AC Boules de com) -, NéoStory se présente désormais comme un incubateur et accélérateur de start-up du secteur numérique.
Accompagnerles levées de fonds
« Il y a déjà des incubateurs à Lyon, il y a également des accélérateurs. En revanche, une structure qui propose les deux services, c'est innovant, assure Frédéric Vella, le président de NéoStory. Nous voulons combler cette lacune et accompagner, sur la durée, les porteurs de projets numériques afin qu'ils restent à Lyon, ou du moins sur la région Rhône-Alpes. Il y a un gap entre ce qui se fait à Paris et ce qui se fait à Lyon. »NéoStory va investir dans 200 m² de locaux, dans le quartier de La Part-Dieu pour héberger les start-up qui le souhaiteraient.« Nous les aiderons à réussir leurs levées de fonds puis nous les accompagnerons sur le long terme : expertise-comptable, ressources humaines, communication », continue Frédéric Vella.Concrètement, chaque porteur de projet sera suivi par un parrain, un référent business qui lui ouvrira son carnet d'adresses. Des ateliers seront organisés chaque semaine.« Tous les trimestres, des actions de communication fortes pour nos porteurs seront mises en place. Deux fois par an, nous ferons ce qu'on appelle des commandos NéoStory pour emmener nos start-up "pitcher" leur projet auprès d'investisseurs du monde entier », détaille Benjamin Rey, directeur exécutif de NéoStory et salarié de Capway.
Business model
En 2014, NéoStory entend accompagner une vingtaine de projets. En vitesse de croisière, 40 à 60 dossiers pourraient être retenus chaque année. Pour atteindre ses objectifs, NéoStory doit lever, pour ses besoins propres, un million d'euros d'ici au mois de mars prochain, dont 300.000 € d'ici à la fin de l'année.« Cette levée de fonds nous permettra de faire face à nos frais de fonctionnement et à nos besoins en matière d'investissement », indique Frédéric Vella. Afin d'assurer, à terme, son autofinancement, le nouvel accélérateur/incubateur lyonnais prendra 1 à 2 % des parts de chaque start-up, en échange de ses prestations d'accompagnement gratuites.
www.neo-story.org
Lancé il y a deux mois, le réseau NéoStory franchit déjà un cap. Il va passer du statut associatif à celui de SAS. Un million d'euros doit être levé d'ici au mois de mars.