Puy-de-Dôme
NeoBioSys investit 2,5 millions d’euros dans un nouveau laboratoire dans le Puy-de-Dôme
Puy-de-Dôme # Recherche et développement # Investissement industriel

NeoBioSys investit 2,5 millions d’euros dans un nouveau laboratoire dans le Puy-de-Dôme

S'abonner

NeoBioSys change d’échelle. L’entreprise de microbiologie industrielle, implantée à Issoire dans le Puy-de-Dôme, va investir dans un nouveau laboratoire de 1 000 m² qui lui permettra d’augmenter ses capacités industrielles et d’accélérer son développement commercial. L’ambition : quadrupler son chiffre d’affaires d’ici 2029 pour atteindre 2,8 millions d’euros et embaucher 10 personnes.

Dix embauches sont envisagées pour accompagner l’ouverture du nouveau laboratoire de NeoByosis — Photo : NeoByosis

Plus de quinze ans après sa création, NeoBioSys va se doter d’un nouveau laboratoire de 1 000 m2 à Issoire, près de Clermont-Ferrand. Les travaux devraient démarrer dès le début d’année prochaine pour une livraison début 2027.

Fondée par deux ingénieurs en génie biologique Nicolas Bourgne et Grégory Chambon, l’entreprise accompagne ses clients dans le développement de leur procédé de production par voie microbiologique et cela dans différents secteurs d’activité. NeoBioSys travaille aussi bien pour des grands groupes de l’agroalimentaire, de l’industrie pharmaceutique ou cosmétique que pour des start-up de la biotech, des sociétés de génie civil ou du spatial.

"Besoin de place et de matériel"

"En plus de notre activité de services, nous menons des projets de recherche interne innovants tels que l’amélioration de la réponse vaccinale grâce au microbiote, la mise au point de films de paillage biodégradables de nouvelle génération pour les grandes cultures ou encore le traitement de certaines maladies métaboliques par le microbiote intestinal", précise Yvon Darignac, président de S’N Holding (17 salariés, 2 millions d’euros de CA), maison mère de NeoBioSys.

Autant de thématiques d’avenir et de marchés en croissance. Mais faute de place, l’entreprise de microbiologie industrielle ne peut répondre à toute la demande. "Notre laboratoire de 280 m² est saturé. Les bioréacteurs, avec leurs immenses cuves en inox, et tout le matériel associé prennent beaucoup de place. Quand vous devez produire des volumes importants et que vous travaillez sur plusieurs sujets, vous avez besoin de place et de matériel", poursuit Yvon Darignac, également président fondateur de Solu’Nature, marque interne à la holding qui commercialise une partie de la production de NeoBioSys (5 % de l’activité).

Recrutement d’ingénieurs en microbiologie

L’entreprise entend investir 2,5 millions d’euros dans son nouvel outil de production, financé à 100 % par du prêt bancaire. Ce laboratoire devrait permettre à NeoBioSys d’augmenter ses capacités industrielles et d’accélérer son développement commercial avec, comme objectif, d’atteindre 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici quatre ans.

"Nous espérons multiplier notre activité par quatre par rapport au chiffre d’affaires actuel de 700 000 euros. Cela s’accompagnera d’une campagne de recrutement. L’équipe compte déjà 7 personnes et nous en embaucherons 10 nouvelles, essentiellement des techniciens de laboratoire et des ingénieurs en microbiologie", indique le dirigeant.

Avec ce nouvel outil productif, l’entreprise compte aussi proposer un nouveau service aux laboratoires pharmaceutiques à travers la fabrication de lots pilotes (version réduite d’un lot industriel). "Ce futur site va nous ouvrir de nouveaux débouchés et, surtout, nous permettra de développer à très grande échelle tout ce qu’on est capable de faire en optimisation de procédés. L’idée est de développer les solutions de demain au service de la planète", conclut Yvon Darignac.

Puy-de-Dôme # Recherche et développement # Ingénierie # Santé # Investissement industriel # TPE
Fiche entreprise
Retrouvez toutes les informations sur l’entreprise NEOBIOSYS