Deux mois pour monter le projet, cinq pour afficher complet. A l’image des start-up qu’il héberge, le Start-up Palace s’est lancé aussi rapidement qu’une fusée. Cinq mois après son lancement, les 1.000 m² de cet espace situé dans le centre-ville de Nantes sont désormais occupés ou réservés. Une vingtaine de start-up, parmi lesquelles Dictanova, Doyoubuzz ou Confidences, s’y sont installées. Au total, le lieu héberge 80 personnes.
Pas de bail
Les entrepreneurs ne paient pas un loyer classique, mais une prestation de service mensuelle, sans engagement de durée. Elle comprend la mise à disposition d’un bureau, la connexion internet, l’accès à des salles de réunion, le nettoyage, etc. Et une gamme de services associés. Comme un accompagnement régulier des projets pouvant déboucher sur des prestations de coaching. Ou comme la possibilité d’être mis en relation avec des grands groupes. La Banque Populaire Atlantique et la filiale informatique du groupe Banque Populaire (IBP) envoient ainsi régulièrement leurs collaborateurs dans ce fief de start-up. Pour les grands groupes, il s’agit d’accélérer leur processus d’innovation. Pour les start-up, la présence de ces groupes permet d’accélérer le time to market.
Le chief happiness officer
Le Start-up Palace dispose aussi d’un « chief happiness officer ». Celui-ci est d’une part chargé d’être aux petits soins avec les occupants (organisation de sessions de massage, d’apéros, livraison de paniers bio, etc.). « C’est indispensable que les gens se sentent bien. La création d’entreprise demande un tel engagement humain. A 6 heures du matin, à 22 heures ou le week-end, vous trouvez toujours des gens qui travaillent ici », indique Antoine Dumont, l’un des maîtres des lieux. L’autre rôle du « chief happiness officer », c’est d’impulser une dynamique et de favoriser les liens entre les entreprises présentes sur le site. D’autres services pourraient être ajoutés à l’avenir. Les réflexions du moment portent sur la création d’une structure de financement pour les start-up.
Initiative privée
A l’origine de cet espace de bureaux, trois entreprises privées réunies au sein de la SAS Start-up Palace : le cabinet de conseil en stratégie Birming Group, l’expert-comptable Gorioux et l’agence web Escale, trois structures nantaises qui emploient une vingtaine de salariés. « C’était un pari risqué. La vrai question, c’était de savoir s’il y avait suffisamment de start-up à Nantes », se rappelle Antoine Dumont, dirigeant de Birming Group et président du Start-up Palace. Moins de six mois après l’ouverture du site, le Nantais a sa réponse. La cité des Ducs ne manque pas de start-up.
Les 1.000 m² de cet espace réservé aux start-up ont déjà trouvé preneur.