Quel est l’esprit de l’événement Zero to One ?
Pour _icilundi, Zero to One est notre événement phare de l’année. Il a été créé à Lyon par H7, dans l’esprit du livre Zero to One de Peter Thiel, cofondateur de PayPal. L’idée est simple : accompagner le passage de zéro à un. Zéro à un salarié, zéro à un client, zéro à une levée de fonds, zéro à l’international. Nous avons construit une ligne éditoriale très claire, exclusivement dédiée aux start-up, à leur développement, leur croissance et à leur impact.
À qui s’adresse l’événement ?
Nous accueillons plusieurs profils. Beaucoup de primo-entrepreneurs qui se posent la question de se lancer, mais aussi des entrepreneurs plus aguerris, qui viennent chercher une bouffée d’inspiration, du renouveau, et recroiser l’écosystème. Nous avons également des acteurs corporate, curieux de comprendre les dynamiques à l’œuvre dans les start-up.
Concrètement, que proposez-vous aux participants ?
Des retours d’expérience très concrets sur les grandes étapes de la vie d’une start-up : trouver ses premiers clients, structurer une équipe, lever des fonds, s’internationaliser. L’objectif est de raconter des histoires proches du réel, sans filtre, pour donner envie d’entreprendre ou de ré-entreprendre.
Qui sont les intervenants cette année ?
Nous avons volontairement un mix entre figures très reconnues et talents émergents. Parmi les têtes d’affiche, Roxanne Varza (Station F), Cyril Chiche, CEO de Lydia — dont les équipes sont désormais installées au Palace à Nantes — ou encore Benjamin Netter (Riot, cybersécurité, passé par Y Combinator).
Nous mettons aussi en avant des start-up émergentes, comme Alpic, qui développe des infrastructures pour déployer des agents d’intelligence artificielle. Zero to One sert aussi à montrer les nouvelles tendances et les nouveaux marchés.
Vous intégrez aussi des "pas de côté" dans la programmation. Pourquoi ?
Oui, nous aimons ouvrir le champ. Cette année, par exemple, avec Le Télétravailleur, une communauté très suivie sur Instagram et LinkedIn, qui détourne avec humour les codes du travail moderne. Cela permet de prendre du recul sur nos pratiques.
Y a-t-il une coloration particulière pour cette troisième édition ?
Nous assumons clairement une posture positive. Le contexte est incertain, parfois morose, mais l’écosystème entrepreneurial reste très dynamique, notamment à Nantes. Nous le voyons à travers nos programmes d’accompagnement, le nombre de candidatures, les start-up week-ends — avec 80 % de primo-participants — ou encore le partenariat avec Pépite, porté par Nantes Université, qui mobilise de nombreux étudiants-entrepreneurs. Cette vitalité, nous avons envie de la montrer.
L’IA et les agents conversationnels sont très présents dans les débats…
Oui, sans être un événement « full IA », Zero to One s’inscrit dans ce moment de bascule où l’on observe un changement de paradigme. Les modèles économiques du web sont challengés : le SaaS, le référencement, la publicité, le branding… tout est en train d’évoluer avec l’arrivée des agents IA. Cela crée des incertitudes, mais aussi des opportunités incroyables. Notre rôle est d’aider les entrepreneurs à comprendre ces mutations et à s’y projeter. Nous attendons 600 personnes sur deux jours.
Information pratique : Zero to One se tiendra les 28 et 29 janvier 2026, au Palace à Nantes. Les inscriptions sont toujours ouvertes.