À Clermont-Ferrand, preuve de leur intérêt, ils étaient 190 chefs d’entreprise et dirigeants à venir écouter les candidats lors d’une soirée organisée début février par le Medef et la CPME 63. Cinq des prétendants à la mairie ont présenté leurs visions pour l’économie autour des thématiques de la sécurité, du logement, de la mobilité… et ont fait face à une attente forte des entrepreneurs : être plus associés aux choix structurants.
Un comité économique à créer
"Nous sommes consultés tardivement sur les décisions publiques locales, lorsque les choix sont déjà arrêtés. Je pense au PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal, NDLR), à la ZTL (zone à trafic limité). Nous sommes souvent considérés comme des financiers et pas comme des partenaires", se désole Cédric Serre, président du Medef Puy-de-Dôme. "Nous aimerions que les candidats s’engagent à mettre en place un comité économique avec nos entrepreneurs et qu’il y ait une concertation systématique en amont des décisions à impact économique ", abonde Valérie Monier, présidente de la CPME 63.
Les organisations patronales ont aussi réclamé une fiscalité locale soutenable et lisible, alors qu’à Clermont-Ferrand le versement mobilité s’élève à 2 % de la masse salariale. "Cela pèse lourd pour investir ou croître dans un contexte géopolitique instable, avec une pression fiscale déjà élevée. Nous souhaiterions que les entreprises ne constituent pas la variable d’ajustement des budgets locaux", souligne Cédric Serre qui demande un "changement de logiciel" avec une gestion rigoureuse des finances locales et une simplification des démarches administratives.
Une problématique foncière
Valérie Monier se fait, elle, l’écho des difficultés d’accès à un foncier adapté. "Il y a une raréfaction avec des contraintes d’urbanisme de plus en plus fortes. Beaucoup d’entreprises doivent sortir de Clermont, des projets sont ralentis", alerte-t-elle.