Moselle économie : Le réseau milite pour des infrastructures
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Moselle économie : Le réseau milite pour des infrastructures

Moselle économie réunit

des décideurs de grands groupes installés en Moselle. Le 17novembre le réseau organisait un échange sur le thème "Infrastructures en Lorraine: Maintenant ou jamais!" Les membres du club Moselle économie, qui regroupe les dirigeants d'importantes entreprises et institutions du département, ne veulent pas que la Lorraine passe à côté des projets d'infrastructures. Ce qui provoque l'ire des décideurs, c'est un sentiment d'immobilisme dans les grands projets autoroutiers, ferroviaires et fluviaux. Avec une certitude énoncée à plusieurs reprises par les intervenants et la salle: «c'est maintenant ou jamais». Éric Tschittschmann, directeur régional de l'Équipement en Lorraine, dresse le constat d'un réseau structuré dans l'axe du sillon lorrain et souligne que 23% des marchandises transportées passent par un autre mode de transport que la route (15% au national). La route, et particulièrement le sujet A31-A32, cristallise les tensions. «80% du fret concerne des transports de moins de 250km. L'infrastructure routière aura toujours une importance majeure, précise Éric Tschitschmann. L'A31 a un trafic allant jusqu'à 100.000 véhicules/jour, avec des tronçons saturés à Thionville et au nord de Nancy». Pour l'heure, il est question de progressivité dans la mise en oeuvre avec un premier axe Toul Dieulouard et la mise en place, loin d'être validée, du contournement ouest de Thionville. Mais Moselle économie reste attaché à l'idée d'une A32 d'un seul tenant, qui pourrait être une autoroute concédée. Les solutions d'élargissement de l'A31, ne faisant que repousser l'échéance de sa saturation totale.




Urgence ferroviaire

Dans le ferroviaire, l'action apparaît encore plus urgente. «D'ici mi-2009 nous devons trouver le plan de financement de la seconde phase de 1,8Md€ de la LGV Est», précise le directeur de l'équipement. Alors que le concept d'ouverture d'une ligne vers Dijon et Lyon a été évoqué, Jean-Pierre Lucas, président d'Apadil affirme que la priorité reste la LGV Est. «Si on n'arrive pas à être dans la continuité nous aurons un surcoût de 10%. Ce que l'on veut, c'est pouvoir faire l'aller-retour dans la journéeà Stuttgart ou Munich». Enfin, dernier point à trancher rapidement, l'installation d'une plateforme multimodale autour d'un port. La région a un rôle à jouer en tant que base arrière des grands ports de la mer du Nord. Les sites de Thionville-Illange et de Metz tiennent la corde, chacun disposant de qualités (voies d'accès ferroviaires et autoroutières proche pour Metz, infrastructures pour Illange). «Il ne peut y avoir qu'une plateforme, explique Jean-Philippe Moretau, directeur régional des Voies navigables de France. Nous devons concevoir une gouvernance unifiée des ports de la Moselle. Mais si la Moselle tombe dans un Rhin en basses eaux il faut avoir une alternative ferroviaire ou routière.». Autre projet à soutenir aujourd'hui pour espérer le voir aboutir dans une vingtaine d'années: la création d'un canal Saône Moselle qui relierait ainsi la mer du Nord à la Méditerranée. Pour toutes ces ambitions, il est questions de budgets. Mais avant tout Moselle économie appelle les Lorrains à dépasser leur incroyable capacité à se diviser et à refuser tout consensus.

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