Morbihan
Morbihan : Les chefs d'entreprise interpellent les députés
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Morbihan : Les chefs d'entreprise interpellent les députés

Les patrons morbihannais ont fortement répondu la mobilisation nationale pour la croissance et pour l'emploi. Ils ont rencontré les députés pour leur faire part de leur grief. Sur le terrain, le ton monte et le mouvement pourrait se radicaliser.

Union sacrée dans le Morbihan dans le cadre de la semaine de la mobilisation des chefs d’entreprise pour la croissance et l’emploi. Menée par le Medef, la CGPME et l’UPA suivis par de nombreuses organisations professionnelles, cette journée a été l’occasion pour ces patrons d’exprimer à leurs élus "leur ras-le-bol". "Nous avons rencontré l’ensemble de nos députés ainsi que le secrétaire général de la préfecture. Nous avons parlé d’exemples concrets." Dans le collimateur de ces dirigeants, les charges, contraintes, taxes et autres réglementations. Le tout dans une économie "victime d’une vraie crise de confiance".


10 % de chômage partiel dans les travaux publics


Parmi les dossiers prioritaires, le monde patronal pointe la réforme sur la pénibilité. "Nous ne sommes pas contre. C’est juste que son application est impossible dans des petites entreprises comme les nôtres. Nous ne pouvons pas nous payer de consultant pour veiller à sa mise en place", pointe Jean-François Guihard, président de l’UPA. La CGPME, par la voix de son président Alain Perronneau souhaite que "la commande publique concerne au moins les entreprises locales à hauteur de 30 %." Et la Capeb et la FFB ainsi que la fédération des travaux publics de pointer "les 10 % de salariés des travaux publics du Morbihan qui sont au chômage partiel." mais aussi "les 1.000 travailleurs détachés qui opèrent dans le bâtiment."

Risque de radicalisation


Pas question pour autant d’être fataliste comme l’explique Jean-Pierre Rivery le patron du Medef 56: "Laissons les entrepreneurs entreprendre en levant un certain nombre de barrières réglementaires, fiscales et sociales. Nos sociétés ne sont pas des sociétés du Cac 40 mais nous avons de belles réussites d’entreprises. Il faut que cela continue !" Et l’ensemble des représentants des organisations présentes d’avertir "que si rien ne change, nos adhérents risquent d’être plus radicaux. Clairement, pour l’instant nous les pondérons"

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