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Mini Green Power franchit une étape clé de son développement à l’international
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Mini Green Power franchit une étape clé de son développement à l’international

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Promettant depuis 10 ans de produire de l’énergie verte en circuit court, l’entreprise hyéroise, Mini Green Power écrit un nouveau chapitre de son histoire. Sortie de son redressement judiciaire cet été, elle vient de signer un partenariat qui doit la propulser sur les marchés du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord.

Jean Riondel, dirigeant et fondateur de Mini Green Power — Photo : Mini Green Power

Après des mois d’incertitudes, Jean Riondel, le dirigeant et fondateur de l’entreprise hyéroise Mini Green Power a peut-être signé le partenariat qui devrait lui permettre de décoller. "Après l’incendie survenu dans nos locaux, puis notre placement en redressement judiciaire, nous en sommes sortis le 26 juillet 2024. Redevenus fréquentables, nous sommes en train d’exécuter un contrat pluriannuel de cinq ans, renouvelable, avec un important industriel du déchet", explique Jean Riondel.

Pour ce groupe, dont le dirigeant ne souhaite pas dévoiler l’identité, Mini Green Power va pouvoir déployer son savoir-faire de neuf années : la construction de centrales pour la combustion de CSR, combustible solide de récupération.

Un partenaire pour s’exporter

Outre l’apport de chiffre d’affaires, ce contrat a aussi eu un effet positif pour "aller chercher des acteurs similaires à l’étranger", confie l’entrepreneur.

Mini Green Power a ainsi signé début septembre un "partenariat stratégique" avec le cabinet d’ingénierie Sepec Consults. Installé dans le Morbihan, il accompagne depuis 2004 des entreprises de divers secteurs dans leur transformation et leur développement, notamment au Moyen-Orient et aux États-Unis. "Les équipes de Sepec Consults recherchaient une technologie à potentiel pour déployer des projets environnementaux. Grâce à leurs nombreux contacts industriels sur place, nous allons gagner quelques années", ajoute Jean Riondel, qui a par ailleurs enclenché quelques pistes au Canada.

Des applications au Moyen-Orient et aux États-Unis

Parce que les mini-centrales vertes brûlent et transforment résidus de bois, déchets verts, résidus agricoles et combustibles solides de récupération en énergie propre en circuit court, Mini Green Power est capable d’adresser des besoins totalement différents. Ainsi, au Moyen-Orient, en particulier aux Émirats arabes unis, les centrales apporteront une double réponse au traitement des déchets et à la production de froid. "Par ailleurs, ces pays cherchent également à construire leur autonomie alimentaire et nous pourrions leur permettre de capter du CO2, issu de la combustion, pour être valorisé au sein des serres", complète l’entrepreneur. Aux États-Unis, ou au Canada, il s’agit d’implanter des centrales pour produire du biochar, fortement demandé, et de la chaleur renouvelable.

Une levée de fonds dans les tuyaux

Que ce soit de l’autre côté de la Méditerranée ou de l’autre côté de l’Atlantique, il n’est pas question pour Jean Riondel de fabriquer tous les projets depuis la France. "Cela n’aurait aucun sens environnemental, alors que nous prônons la valorisation en circuit court depuis 9 ans. Il s’agit donc de trouver localement des chaînes de production qui soient compétitives. Il n’est pas exclu non plus que nous installions des équipes sur place", confie Jean Riondel. Avec "une technologie qui suscite beaucoup d’intérêt au-delà des frontières françaises et européennes", le dirigeant espère signer des contrats avant la fin de cette année et ainsi crédibiliser sa démarche de levée de fonds. "Cette étape est indispensable dans les 6 mois qui viennent pour reconstituer une équipe (26 collaborateurs actuellement), pour atteindre notre objectif de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2030 et finalement nous permettre de réaliser notre ambition : changer le monde ! "

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