Medef - CFDT : Le même combat pour l'emploi
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Medef - CFDT : Le même combat pour l'emploi

Réforme. En Isère, le Medef et la CFDT ont décidé de parler ensemble de l'Accord national interprofessionnel. Mais pas encore d'une seule voix...

Ils sont rarement côte à côte. Pourtant, le mois dernier, le Medef et la CFDT ont organisé à Grenoble une conférence de presse commune pour expliquer pourquoi ils soutiennent l'Accord national interprofessionnel (ANI). Les autres syndicats salariés et patronaux n'étaient pas présents, car il serait « compliqué de tous les réunir »... « En local, nous sommes ouverts à une solution simple pour une partie de la communication en commun », assure Philippe Gueydon, président du Medef Isère. « Nous expliquons l'accord et démêlons le vrai du faux, explique Lionel Picolet, secrétaire général de l'union départementale CFDT Isère. Et ce n'est pas grave si le Medef dit la même chose que la CFDT ! » Il affirme que les fondamentaux de son syndicat sont « la démocratie et le dialogue social. Ils sont source de réussite économique. C'est pourquoi nous approuvons la méthode de cet accord qui a permis à chacun d'entendre l'autre et d'accepter les désaccords. Nous nous mobilisons pour réussir ensembles. »




Dialogue social

Philippe Gueydon renchérit : « J'ai confiance dans le dialogue social. Il faut faire tomber les masques de posture pour trouver de nouveaux équilibres. Le plus simple, c'est de contester. Mais on ne peut pas s'affronter tout le temps. Il faut proposer, construire. Aujourd'hui, nous passons des messages ensembles, chacun dans notre rôle, dans un intérêt commun. » Se peut-il alors que Medef et CFDT soient en harmonie totale ? « Si on parle de dialogue social, c'est parce que c'est difficile, note Lionel Picolet. Nous demandons que l'entreprise écoute les syndicats, les bonnes idées sont partout. Je ne suis pas dans le dogme. Il faut oser changer, proposer, se remettre en question et avancer... Mais pas trop tard : les partenaires sociaux doivent intervenir très en amont dans le dialogue. J'invite donc le Medef et les employeurs à démultiplier les actions avec les salariés pour se comprendre. L'ANI parle d'un cadre légal : c'est important car nous sommes contre les négociations locales non cadrées. Pour sécuriser l'emploi, il faut sécuriser les règles. » Philippe Gueydon dit être « d'accord pour un cadre. Mais laissons les discussions à l'entreprise pour savoir ce qui est bon pour chacun. Avec l'ANI, les salariés seront dans le conseil d'administration. »




Flexibilité

Le président du Medef souligne l'intérêt de l'ANI pour l'emploi. « On a tendance à imaginer qu'en contraignant les licenciements, on bloque le chômage. Mais une entreprise vit et doit s'adapter, y compris en baissant les effectifs si nécessaire. » Lionel Picolet reconnaît que l'Accord « ne change pas le droit du travail. La flexibilité n'est pas un gros mot mais une appellation économique. Nous sommes d'accord pour faire des efforts. Mais quand ça ira mieux, on attendra un effet de retour. Si dans deux ans les entreprises rebondissent, il ne faudrait pas que ça parte dans le Cac 40 et les valeurs patrimoniales. Les salariés attendront un rendu de leurs efforts. »


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