Marvest : Projet clôturé, place aux retombées
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Marvest : Projet clôturé, place aux retombées

Le projet Marvest, labellisé par le Pôle Mer Paca et porté par Optis, s'est clôturé. Quatre millions d'euros ont été investis dans le développement d'une nouvelle génération de logiciels interactifs physico-réalistes. La commercialisation de licences et services associés est prévue pour 2012.

L'un des premiers projets labellisés par le Pôle mer Paca en novembre2006, vient de se clôturer. Démarré en janvier2008, Marvest a mobilisé autour de l'entreprise Optis quatre autres partenaires- Eca-Faros, Genesis, la plateforme de réalité virtuelle Clarté et l'école nationale d'ingénieurs de Brest - et la participation de la DGA.




Coût total: 4M€

Au total, 4M€ ont été investis sur trois ans. Autofinancé à hauteur de 59% par les partenaires industriels, ce projet a eu le soutien de fonds publics (FUI, Régions Paca et Bretagne, Conseil général du Var, Toulon Provence Méditerranée et Lannion). Son objectif: augmenter le réalisme des simulateurs - notamment maritimes - pour optimiser l'entraînement des équipages. «Il y a quatre ans, au démarrage, ce projet était particulièrement ambitieux car cette nouvelle technologie visait la prise en compte de la lumière et des sons, de leurs effets et de leur perception pour permettre aux utilisateurs d'être au plus proche des conditions réelles», explique Jacques Delacour, P-dg d'Optis. Arrivé à son terme, Marvest offre aujourd'hui aux différents partenaires industriels une avancée technologique dans chacun de leurs domaines.




Des retombées partagées

Conformément à la politique des pôles de compétitivité, qui vise à «renforcer la compétitivité de l'économie française et à développer la croissance et l'emploi sur des marchés porteurs», ce projet a d'ores et déjà permis la création de 10 emplois d'ingénieurs. Les industriels, «qui ont tous connu une croissance soutenue ces trois dernières années» en attendent aussi des retombées financières dès 2012 à travers la commercialisation de licences et services associés. Lors du lancement du projet en 2008, les partenaires avaient avancé que ce produit pourrait dégager un chiffre d'affaires de 15M€ sur 5 ans. «Chez Optis, le projet a permis l'embauche directe de trois ingénieurs. Et sur les trois prochaines années, nous prévoyons de doubler notre chiffre d'affaires... Grâce à cette technologie, mais aussi à nos recherches parallèles», confie Jacques Delacour. Pour Eca-Faros, la mise à jour du parc de simulateurs de passerelles (600 passerelles civiles installées dans le monde) et l'application à d'autres domaines - comme le terrestre et l'aérien - offrent aussi de belles perspectives. Quant à Genesis, expert dans la reproduction acoustique, les recherches liées au projet Marvest lui ont par exemple permis de décrocher un contrat auprès d'Eurocopter pour la réalisation de la partie audio du simulateur de vol d'hélicoptère temps réel.




Des applications multiples

Enfin, au-delà des deux applications originelles du projet - aide à la conception des postes de commandement et entraînement à la navigation de jour comme de nuit - d'autres marchés, plus sensibles à la technologie, pourraient l'adopter, notamment l'automobile et l'aéronautique. «Nous avons ainsi d'ores et déjà présenté ces résultats aux États-Unis et au Japon et cette technologie pourrait également être déployée sur l'ensemble des centres de réalité virtuelle», précise Jacques Delacour.

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Optis: www.optis-world.com Pôle mer Paca: www.polemerpaca.com

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