Pari (pour 2014) gagné pour Michel Spagnol, placé depuis deux ans à la tête de cette ETI (1.200 salariés / CA : 250 millions d’euros réalisées au périmètre actuel), produisant différentes technologies de purification pour les marchés alimentaires, pharmaceutiques et bio pharmaceutiques. Pour lui, « 2014 a été une année charnière », durant laquelle a été déployée une stratégie (baptisée « Back to basics ») et un management devant garantir l’avenir de cette entreprise plombée depuis 2012 par d’importantes dettes colossales. La structure s’est alors séparée l’année dernière de sa filiale des Bahamas Pharmachem qu’elle avait achetée en 2007. Cette cession a eu un impact positif de 30 millions d’euros sur la trésorerie et a permis au groupe de se séparer d’activités non stratégiques. « Le contexte de marché positif et l’accroissement de nos ressources financières grâce à la vente de Pharmachem contribueront à dynamiser nos ventes en 2015. Nous sommes confiants quant à notre capacité à maintenir cette tendance très positive durant l’année à venir », poursuit Michel Spagnol dans un communiqué. Pour cette année, le groupe annonce vouloir poursuivre le déploiement de son plan stratégique en se concentrant sur les quatre piliers de ce programme, à savoir « l’expansion géographique, le développement des marchés, des technologies et des services ». Le 20 mars dernier, le groupe a d’ailleurs signé un contrat de cinq ans avec la société biopharmaceutique américaine Celladon pour le développement et la production d’un principe actif pour la thérapie génique.
Le groupe de Pompay (54) – dont le Comex et les équipes supports ont rejoint le quartier lyonnais de Gerland en 2014 – enregistre pour l’exercice écoulé une augmentation de 20 % de son EBITDA.