Lyon a confirmé en 2011 son rang de deuxième place du marché français de l'immobilier tertiaire, soulignent les grands acteurs du secteur. «Avec 265.000 m² en 2011, le marché lyonnais a enregistré sa deuxième meilleure année après le millésime 2007», écrivent les experts de Jones Lang LaSalle dans une note de conjoncture publiée en avril. Une tendance qui s'est confirmée en début d'année : «Le marché tertiaire lyonnais résiste à l'agitation du monde financier et l'attentisme que l'on aurait pu craindre en cette période pré-électorale n'a finalement pas "impacté" les résultats de ce début d'année», avec plus de 45.000 m² placés en trois mois, soit une hausse de 7% par rapport au même trimestre 2011.
Loyers : les écarts se creusent
Les transactions sont marquées, selon Jones Lang LaSalle, par une activité soutenue sur le segment des grandes surfaces alors que parallèlement, les écarts se creusent en terme de loyers, le loyer prime sur la Part-Dieu restant stable à 270 € HT/m²/an avec des pointes à 285 € alors que les valeurs de seconde main stagnent. De 118 € en périphérie à 154 € en intra-muros. «L'écart se creuse entre les secteurs recherchés et les secteurs secondaires», préviennent les auteurs de l'étude qui constatent par ailleurs que le stock diminue : - 24% dans l'offre immédiate neuve et - 8% dans l'offre imédiate de seconde main. Près de 50% des surfaces en chantier sont déjà pré-commercialisées. La situation est toutefois contrastée avec des secteurs très recherchés comme la Part-Dieu, Presqu'île Confluence et le 6e arrondissement déjà en situation de pénurie alors que Villeurbanne et la périphérie ont encore des disponibilités importantes. En dépit des incertitudes macro-économiques, les experts de Jones Lang LaSalle maintiennent leurs prévisions de 200.000 m² placés en 2012.
À Lyon, les transactions sont marquées par une activité soutenue sur le segment des grandes surfaces alors que parallèlement, les écarts se creusent en terme de loyers