Mais où est donc Olnica ? Désormais dans l'écopôle sud-est (ex-ZI sud-est) à Chantepie, sur 400 m². L'entreprise créée par Nicolas Kerbellec en 2010, et incubée par l'Insa, est passée de trois à neuf salariés en trois mois. Il faut dire que la petite société rennaise connaît un fort succès dans le domaine secret et très technique des solutions de marquage de produits finis, pour lutter contre les malfaçons, les contrefaçons, la fraude, le marché gris ou le vol de matériels (CA : « inférieur à un million d'euros », selon son dirigeant). Elle a mis au point un traceur, sous forme de poudre blanche qui peut être intégrée à tout produit industriel (papeterie, plasturgie, aéronautique, textile, emballage, jetons de casino...), et qui, mise sous UV, révèle sa couleur spécifique à chaque produit. « Nous sommes les seuls Français à utiliser ce système de codage unique », souligne Nicolas Kerbellec, qui trouve des concurrents en Angleterre, Allemagne, Australie ou États-Unis. Des concurrents qu'il compte bien aller chercher sur leur territoire, puisque son marché est mondial.
Un coup de pouce
Pour cela, Olnica vient d'ouvrir un bureau aux États-Unis, à Fort Worth au Texas. « Nous avons signé une convention en juin avec l'association Breizh Lab, nous permettant d'utiliser un bureau et un espace de stockage
au sein des locaux de l'entreprise Socomore (basée dans le Morbihan : elle conçoit, fabrique et commercialise des solutions pour la préparation, la protection, le contrôle des surfaces métalliques ou en matériaux composites) », détaille le dirigeant. Breizh Lab est en effet un nouveau concept par lequel des adhérents s'engagent à mettre gratuitement à disposition de start-up qu'ils choisissent des bureaux, des laboratoires ou des espaces industriels dans leurs usines pour leur offrir une chance de réussite.
Lancement souple
« L'idée est de démarrer notre activité aux États-Unis rapidement. Car créer Olinca US aurait été très compliqué, il faut beaucoup d'argent, des avocats, etc. Là, nous pourrons passer facilement les douanes et garantir notre service à nos partenaires, avec un stock. Nous avons déjà quelques contacts. Pour travailler avec les Américains, il faut être sur place, aller les voir, leur expliquer, cela les rassure que l'on ait une base chez eux », constate le dirigeant, qui démarre également à travailler dans plusieurs pays d'Europe et en Chine. « Nous pourrions envisager le même genre d'implantation en Asie qu'au Texas. Nous allons d'abord y faire de gros salons au printemps prochain ». Olnica espère en parallèle obtenir un agrément pour intégrer sa solution sur un nouveau marché : le contrôle alimentaire.
Programme d'investissement
Pour pouvoir répondre à ces nouvelles perspectives, Olnica s'est donc agrandie à Rennes, où elle vient d'investir 250.000? dans de nouvelles machines de production pour sa solution « U-Trace ». « Dans les trois ans, nous allons encore investir le double pour des machines et de l'expertise, ajoute Nicolas Kerbellec. Nous espérons être 25 personnes en 2018 ».
>Olnica (Chantepie). Président : Nicolas Kerbellec ; 9 salariés ; CA : n.c. (<1 M€) ; 02 30 21 34 30 ; www.olnica.com
La start-up rennaise Olnica fabrique un traceur anti-contrefaçon pour l'industrie. Pour vendre aux États-Unis, Socomore (56) lui prête un bureau au Texas.