Suite à l'annonce en 2004, de l'arrivée du musée du Louvre à Lens, le monde économique avait mis en place des commissions ad hoc pour mener des études sur les retombées économiques et mettre en place des actions concrètes sur le terrain. Le 6octobre, la commission CHR (cafés-hôtels-restaurants) proposait une restitution de ses travaux, avec à l'horizon un imposant défi pour les gérants d'établissement.
300 chambres menacées
«Il y a une carte à jouer, Il faut anticiper et se préparer à capter les visiteurs et leur offrir le meilleur accueil possible», précise Michel Lo Monaco, représentant de l'équipe du Louvre. Une invitation à réaliser des investissements pour optimiser la capacité d'absorption touristique du Lensois. «Il faut être plus optimiste et croire à la valeur du projet», affirme Jean-Louis Subileau, monsieur EuraLille, lors de la table ronde organisée après la présentation des résultats de l'étude. «Le Louvre-Lens va servir de tremplin, mais à côté, il est nécessaire d'avoir des éléments supports.» Selon les conclusions du cabinet parisien spécialisé dans les études de marché, MKG Hospitality, il n'est pas nécessaire de construire des structures d'accueil supplémentaires sur l'Artois. Il devient par contre urgent de les remettre aux normes, sous peine de fermeture administrative pour environ 300chambres.
Travaux et aménagements
Il ressort également du rapport que le Pays lensois dispose d'un millier de chambres réparties dans une vingtaine d'établissements, majoritairement dans des hôtels une étoile ou non classés. «Ces hôtels sont essentiellement occupés par une clientèle d'affaires, qui n'est pas présente le week-end», précise Sylvie Bergeret, directrice d'études du cabinet MKG. Une montée en gamme pourrait s'avérer dès lors judicieuse. Cependant, est-ce que le touriste va chercher un hôtel bas prix ou alors va-t-il plutôt s'orienter vers un trois étoiles? La question reste pour le moment en suspens. En ce qui concerne la restauration, le cabinet MKG Hospitality fait la même analyse en soulignant qu'il existe suffisamment d'établissements. «Dans l'état actuel des choses, mieux vaut faire des travaux et des aménagements», conclut Sylvie Bergeret.
Comment le Lensois va-t-il pouvoir accueillir les 500.000 visiteurs que doit attirer le musée chaque année? Une question à laquelle s'est attelée la commission CHR.