Ulcos, coordonné par ArcelorMittal, rassemble un consortium de 48 entreprises européennes. Le programme NER300 vise à co-financer des projets de stockage de CO2 à hauteur de 50 %, le reste étant assuré par des investisseurs privés ou des Etats.
Placé comme huitième et dernier projet sélectionné par le programme spécial de financement NER300, Ulcos vise à réduire de 20 % les gaz à effet de serre émis par la production d'acier. Une deuxième phase concerne le stockage du CO2, sous forme quasi-liquide : injecté dans un pipe, le gaz serait acheminé jusque dans la Meuse, pour y être confiné. Les études de financement du programme NER300 s'appuyait sur un prix élevé de la tonne de CO2. Mais à la fin de l'été, les première ventes de quota ont été conclu à 8,05 euros la tonne. A ce tarif, l'Union européenne ne pouvait s'engager que sur 2 ou 3 projets.
En novembre, plusieurs sources ont fait état du retrait des quatre projets britanniques : le projet Ulcos se retrouve donc en concurrence avec Belchatov en Pologne, Green Hydrogen aux Pays-Bas et Porto Tolle en Italie. Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que de la huitième place, Ulcos se retrouvait aujourd'hui à la troisième place. Dans un courrier
adressé le 7 novembre au ministre Montebourg, le sollicitant pour défendre le projet conjointement avec les Allemands, le président du Conseil économique et social de Lorraine, Roger Cayzelle, reprend cette « 3e position dans le classement effectué par les instances européennes ».
Mené par le programme NER300, la première phase de sélection est toujours en cours : les projets retenus seront connus en décembre.
Enterré à la fin de l'été, le projet Ulcos de captage et de stockage de CO2 pourrait finalement être retenu en décembre par la Commission européenne. Perçu comme une bouée de sauvetage pour le haut-fourneau P6 de Hayange, Ulcos pourrait projeter le site ArcelorMittal de Florange vers un futur plus serein.