Comment un site internet peut connaître avant vous votre envire d’acheter tel ou tel produit ? Grâce à l’analyse comportementale par l’intelligence articielle. Chez Sailendra (CA : 60.000€ ; Effectif : 5), la solution développée s’appelle Sailense, et peut être déployé sur des centaines de milliers d’utilisateurs tout en personnalisant les réponses du site en moins de 100 ms.
Fondée en 2008, basée à Nancy, l’entreprise a déjà commercialisée sa solution à une quinzaine de clients, dont certaines très belles références.
Pour Régis Lhoste, le président de Sailendra, la société dispose « aujourd’hui des moyens nécessaires pour se démarquer de ses concurrents en optimisant sa R&D et en envisageant une internationalisation de ses solutions ». La start-up vient en effet de franchir un cap en bouclant sa première levée de fonds : 300.000 €, qui serviront notamment à élargir l’équipe technique et commerciale : « Courant 2015, de nouveaux ingénieurs de développement seront recrutés pour permettre d’accélérer et faciliter l’intégration du moteur pour les clients. De nouveaux algorithmes et services seront également imaginés et construits sur les bases des dernières avancées du monde de la recherche sur l’analyse du comportement et la recommandation », détaille Régis Lhoste.
L’opération a été menée conjointement avec le Fonds Venture Numérique Lorrain du groupe Institut lorrain de Participation : les investisseurs historiques de Sailendra tels que Thierry Chapusot, fondateur de Pharmagest Interactive et président du groupe Welcoop, ont, eux aussi, participé au tour de table.
Commission sur le prix du produit
La solution développée par Sailendra s’appuie sur des recherches conjointes du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, tous deux basés à Nancy.
Le modèle économique de Sailendra repose sur un financement à la performance : « Si, grâce aux recommandations du système, l’utilisateur déclenche son acte d’achat, Sailendra prend une commission sur le prix du produit que son système aura permis de vendre », détaille Régis Lhoste.