"Strasbourg a fait partie des cinq villes que nous avons retenue pour mener un test de 18 mois”, précise Yves-André Leroux, lors du lancement national de la solution Orange Cash, le 19 octobre. En Lorraine, c’est la boutique Orange de la rue Saint-Thiébaut de Nancy qui a accueilli une démonstration. Concrètement, la solution conjugue une application, la fonction NFC d’un smartphone et les terminaux dit “sans contact”, déjà déployés dans 12.000 boutiques lorraines.
Associé à Visa et Wirecard pour le développement d’Orange Cash, l’opérateur a travaillé sur la simplicité : le montant de l’achat s’affiche sur le terminal du commerçant, le consommateur approche son smartphone et c’est payé : pour les achats supérieurs à 20€, le consommateur devra rentrer un code.
En 18 mois de test, Orange a réussi à convaincre 27.000 clients dans cinq villes : “Nous avons pris notre temps”, souligne Yves-André Leroux. “L’objectif était de créer du lien entre consommateur et commerçant”. La solution Orange Cash s’accompagne d’un programme permettant aux commerçants de s’enregistrer en ligne afin de pousser des “bon plans” jusqu’aux utilisateurs de l’application. “Avec ce déploiement national, notre objectif est d’atteindre 65.000 clients en un an”, précise Yves-André Leroux.
Problème : les barrières techniques sont loin d’être toutes levées. Tous les mobiles ne disposent pas de la fonction NFC. Si 60% des terminaux vendus actuellement par Orange disposent de cette norme de communication, seuls 21% des terminaux en circulation en disposent. “Les mobiles de nos client sont renouvelés tous les 24 mois, “assure Yves-André Leroux, qui assure que le NFC deviendra un standard sur les smartphones.
A noter qu’à Nancy, Orange va faire face à la solution déployée par Paypal, qui se veut compatibles avec tous les smartphones du marché. Un argument de poids quand on sait qu’Orange Cash n’est pas compatible avec les terminaux Apple, l’entreprise de Cupertino travaillant sur son propre système de paiement : “Apple Pay”.