ArcelorMittal justifie la décision de maintenir en activité 16 de ses 25 hauts-fourneaux européens par la forte baisse de la demande d'acier dans le monde et des coûts de production trop élevés en Europe. Le rapport Faure, commandé par le ministre du Redressement productif, reprenait les chiffres de la World Steel Association, qui estime à 25% la baisse des commandes d'acier dans le monde depuis 2007. Cependant, l'expert du gouvernement notait que la conjoncture pouvait très rapidement se retourner, impliquant un brusque redémarrage de la demande d'acier. La solution exposé le 27 septembre sur le perron de la mairie de Florange par Arnaud Montebourg a laissé les experts perplexes : le ministre du Redressement productif veut contraindre ArcelorMittal a vendre la phase liquide du site de Florange, tout en l'obligeant à investir sur la phase à froid. Personne ne voit un aciériste reprendre les hauts-fourneaux, sans perspective rapide de retour sur investissement.
Lors du comité centrale d'entreprise, qui se tenait ce lundi matin 1er octobre au siège du groupe à Saint-Denis, la direction d'ArcelorMittal a confirmé ce que tout le monde savait déjà : les hauts-fourneaux de Florange seront définitivement fermés. Sur les 2.500 salariés que compte de le site de Florange, 600 sont donc sans emploi.