Lorraine : Florange : Dernières déclarations avant la fin ?

Lorraine : Florange : Dernières déclarations avant la fin ?

Hier, jeudi 22 novembre, en réponse à une question du sénateur de la Moselle Jean-Marc Todeschini, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a affirmé que le gouvernement devait « étudier sérieusement» la question du « contrôle public temporaire du site ArcelorMittal de Florange.

« Le problème, ce n'est pas la défaillance des hauts fourneaux de Florange, c'est celle de Mittal ! A Liège, au Luxembourg, se déroule le même scénario qu'à Florange, et on peut craindre pour Dunkerque. M. Mittal veut fermer neuf hauts fourneaux européens sur les vingt cinq qu'il détient, de façon quasi monopolistique », a déclaré le ministre, qui semble prendre conscience de la situation à quelques jours de l'échéance fixée par le géant indien de l'acier pour la reprise des hauts-fourneaux de Florange.



Hier dans la matinée, le groupe ArcelorMittal a indiqué, par communiqué, n'avoir jamais eu connaissance des deux offres de reprise évoquées par Arnaud Montebourg devant l'Assemblée nationale. « Normal», a indiqué le ministre, « puisque le périmètre est plus large que celui octroyé à M. Mittal.» Les deux repreneurs potentiels se seraient donc adressés

directement au gouvernement pour évoquer une reprise complète du site.



Souhaitant visiblement préparer le terrain pour des nouvelles désagréables, le ministre du Redressement productif a attaqué directement Lakshmi Mittal :
« Ce groupe n'a jamais respecté ses engagements. Dans une convention de
2009, il promettait la rénovation de deux hauts fourneaux, qu'il ferme aujourd'hui. M. Mittal fait aussi un usage immodéré des quotas de CO2. Enfin, M. Mittal est redevable au fisc d'une dette astronomique».
Une attaque qui indique assez précisément que les négociations sont rompues, que le périmètre de la reprise ne sera jamais révisée. Et que sans surprise de dernière minute, les hauts-fourneaux de Florange sont condamnés.