Pour l’instant, cette mesure est « étudiée » pour une durée de « six mois », précise la direction. Les sites de Pont-à-Mousson et Blénod-lès-Pont-à-Mousson sont concernés. Cette mesure avait déjà été utilisée pour passer un gros trou d’air dans les carnets de commande, il y a trois ans : l’activité était repartie avec la signature d’un contrat de 40 millions de dollars avec le Koweït. Aujourd’hui, ce sont justement les marchés au grand export qui semblent ralentir.
« Nos flux ont changé », expliquait Benoît Gautier, le directeur de l'usine Saint-Gobain PAM, au début de l’année : « Le marché européen ne représente plus que 64.000 tonnes par an pour Saint-Gobain PAM, alors qu'il avoisinait 250-300.000 tonnes. En revanche, le grand export atteint 170.000 tonnes, essentiellement vers le Koweit et le Qatar qui continuent de nous préférer aux Chinois ».
Avant de devenir effective, le projet de mis en activité partielle du site doit encore être soumis à la Direction du travail. D’après les syndicats, la mesure permettrait d’économiser 2 M€ sur les salaires et les charges sociales, ainsi qu’1 M€ sur les frais de fonctionnement.
Saint Gobain PAM (Blénod-lès-Pont-à-Mousson - 54) Effectif : 1.300 ; CA 2014 : 800 M€.