L'annonce a été faite par Isaac Valero, le porte-parole de la Commissaire européenne en charge du climat, Connie Hedegaard :
« ArcelorMittal a informé la Commission qu'il retire le projet Ulcos à cause de difficultés techniques ».
Ce projet de captage et de stockage de CO2 était porté par un consortium de 48 entreprises dont le groupe ArcelorMittal était le coordinateur. Il devait être mis en œuvre sur les hauts-fourneaux de Florange, actuellement en sommeil. Après le retrait des programmes britanniques cet été, Ulcos était remonté dans la liste des projets retenus par le dispositif européen de financement NER300, qui vise à
monétiser 300 millions de tonnes de quotas de CO2. La décision finale concernant les projets retenus doit être annoncée le 20 décembre.
Pour les syndicats, il s'agit bien de
« l'arrêt de mort de la filière liquide de Florange ». Concrètement, le groupe ArcelorMittal est aujourd'hui libre de tout engagement autour des hauts-fourneaux de Florange :
le projet Ulcos impliquait que l'outil de production soit au minimun maintenu en l'état pour pouvoir valider la faisabilité du projet.
Dans l'accord passé avec le gouvernement français, le projet Ulcos a été évoqué de façon très vague : le groupe ArcelorMittal proposait en effet de continuer à travailler en s'appuyant sur le centre de recherche basé à Maizières-lès-Metz. Les bons connaisseurs du site de Florange s'étonnaient depuis longtemps du fait que le projet Ulcos ne soit pas conditionné à des investissements lourds pour remettre en état des hauts-fourneaux déjà très mal en point : le P3 semble être noyé depuis de long mois et le redémarrage du P6 apparaissait bien hypothétique.