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Loire : Le coup de gueule de Charles Fievet : « Ras-le-bol du RSI »
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Loire : Le coup de gueule de Charles Fievet : « Ras-le-bol du RSI »

Charles Fievet, cofondateur du cabinet stéphanois Terranota spécialisé en formalités d'urbanisme (un salarié ; CA 2015 : 120.000€), revient sur ses confrontations avec le RSI...

« Je suis atterré. Aujourd'hui, les problèmes se sont plus ou moins aplanis mais les erreurs du RSI (Régime Social des Indépendants) ont bien failli couler Terranota. Heureusement que ma conjointe et l'époux de mon associée Virginie Montmartin avaient un job... Cela nous a permis de passer ces mois difficiles, en serrant les dents ! Nous avons créé la société Terranota en juillet 2009. Les problèmes avec le RSI ont débuté dès 2010. Les prélèvements automatiques qui étaient effectués sur nos comptes étaient basés sur un chiffre correspondant au double de nos revenus...

Apparemment, nous avions " deux facteurs de risque d'erreur " : nous étions en zone franche et notre exercice comptable n'était pas calqué sur l'année civile. Nous leur avons évidemment signalé avec je ne sais combien de courriers recommandés (dossier très épais à l'appui sur son bureau NDLR), nous avons néanmoins réussi, difficilement, à faire régulariser les versements pour 2011 et 2012 ». 25 % de notre chiffre d'affaires ! « Mais en décembre 2013, le RSI a subitement prélevé le double de ce qu'on devait pour l'année 2013. Cette année-là, nous avons dû faire 130.000? de chiffre d'affaires, le RSI en a pris 25 % d'un coup et a aspiré toute notre trésorerie. J'ai fait le pied de grue des heures, à plusieurs reprises, pour rencontrer quelqu'un, nous avons envoyé je ne sais combien de courriers.

Le RSI a finalement reconnu son erreur au bout de quelques mois mais nous a fait un avoir, au lieu de nous rembourser. Résultat, nous n'avions plus de trésorerie. Nous n'avons pas pu nous sortir de salaires pendant huit mois. Heureusement que nos conjoints étaient là ! Sinon, nous aurions mis la clé sous la porte ». Récidive « Après cette histoire, nous n'avons plus eu de souci, plus de prélèvement jusqu'en mars 2015. Et là, encore une fois, on nous annonçait qu'on devait de l'argent au titre de 2014... Rebelote, pour les courriers... J'espère que 2016 sera une année plus calme ! D'autant que le rapport entre le montant des cotisations et ce à quoi on peut prétendre en cas de pépin, n'est pas franchement satisfaisant ! ».

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