L.Lachkar: «Il y a un besoin de réactivité face à la crise»
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L.Lachkar: «Il y a un besoin de réactivité face à la crise»

Laurent Lachkar, président de l'Union pour les Entreprises pour les Alpes-Maritimes fait le bilan de l'année économique.



Quel bilan tirez-vous de l'année économique 2009 dans les Alpes-Maritimes?

Nous avons subi la crise avec une détérioration marquée de l'activité économique et du marché du travail. Le climat des affaires s'est quand même légèrement amélioré à partir du 2e semestre, à l'image du tourisme qui a connu deux bons mois d'été et qui, après une baisse en septembre, entrevoit des perspectives plus favorables à partir de décembre. Les secteurs les plus touchés ont été l'immobilier et la construction privée, les semi-conducteurs, la téléphonie mobile, les travaux publics mais ce dernier secteur repart un peu grâce aux plans de relance. Pour le bâtiment, la rénovation en revanche s'est maintenue.


Comment jugez-vous le moral des chefs d'entreprise dans le département?

Pas très bon, car les réserves de trésorerie sont épuisées et les banques ne semblent absolument pas jouer le jeu. Ceci étant les carnets de commandes se remplissent un peu mieux et le moral des affaires est en légère hausse. Pour les grands industriels notamment, 2010 ne sera pas pire que 2009 et si certains grands projets, dans le domaine spatial en particulier, se confirment, un effet d'entraînement est attendu sur toute la filière.


Quelles sont les perspectives pour 2010?

Nous manquons de visibilité. Le tourisme devrait encore tirer son épingle du jeu mais avec une inconnue du côté de l'euro: s'il continue à monter, cela sera très préjudiciable. Pour l'immobilier, la montée du chômage est préoccupante et reste un frein majeur aux décisions d'acquisition. Nous vivons en fait une période de restructuration et de profonde mutation, à l'image du secteur automobile qui doit adapter son offre aux contraintes environnementales. Il faut appréhender ces changements de manière positive car ils sont porteurs d'activités futures et peuvent nous permettre de reconquérir des parts de marché. Je suis certain que notre tissu de TPE sera très réactif face à ces changements.

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