À Pont-à-Marcq, dans le Nord, la déconstruction de la friche AGFA touche à sa fin, laissant place à la reconstruction. Le chantier qui s’ouvre représente un investissement global de 25 millions d’euros, pour reconvertir cette ancienne friche industrielle, située en plein cœur de la ville, en un quartier d’activités économiques baptisé Champ-Libre. Les travaux démarreront au printemps 2026, pour s’échelonner sur quatre ans.
13 bâtiments déconstruits
Presque une année aura été nécessaire pour déconstruire ce site de l’usine AGFA. Arrivé à Pont-à-Marcq en 1935, ce fabricant de papiers photographiques et de plaques offset a plié bagage en juin 2020, après avoir fait travailler jusqu’à 1 000 personnes (salariés, intérimaires et sous-traitants). Le chantier de déconstruction, commencé en octobre 2024 et porté par l’Établissement Public Foncier (EPF) Hauts-de-France sera achevé d’ici septembre.
Cela représente 13 bâtiments déconstruits, pour 20 000 m² de surface, 39 700 m² de surface conservée sur l'existant et 8 500 m² de surface à désamianter. Une enveloppe de 5,9 millions d’euros a été engagée dans cette première phase, dont trois millions d’euros portés par l’EPF et le reste par la communauté de communes Pévèle Carembault, qui a installé son siège sur ce site dès 2023.
Le réemploi des matériaux
La communauté de communes a souhaité faire de cette reconversion un modèle d’économie circulaire, grâce au réemploi des matériaux issus de la déconstruction. "Ce sont principalement le béton et les charpentes métalliques qui pourront être réemployés sur le site", souligne Luc Foutry, président de la communauté de communes Pévèle Carembault.
Il est prévu que 15 000 m3 de bétons et de matériaux de déconstruction soient concassés et transformés directement sur le site, afin d’éviter tout transport, pour les réutiliser en sous-couche d’enrobés des futures voiries.
En février dernier, 54 charpentes métalliques de type Eiffel ont été soigneusement démontées, pour être réemployées sur le futur site en mobilier urbain ou ombrières photovoltaïques.
Création de 700 à 800 emplois
La reconversion de cette friche de 17 hectares doit notamment aboutir à la création de 45 000 m² de bâtiments dédiés à des activités de production. "Ces bâtiments pourront être vendus ou loués, avec une option d’achat", note Luc Foutry. Ils sont surtout destinés à des PME industrielles, dont "l’activité devrait générer à terme 700 à 800 emplois sur ce site", estime le président.