En 2011, 549.800 entreprises ont vu le jour contre 622.000 l'année précédente, soit une baisse de 12%. Cette baisse étant notamment due à la chute des immatriculations des auto-entreprises (-19%) quand les formes sociétaires ont mieux tiré leur épingle du jeu (+2%). Une baisse qui, sociétés et entreprises individuelles confondues a affecté l'ensemble des secteurs, à l'exception des activités immobilières (+6%) et des activités financières et d'assurances, lesquelles ne cumulaient toutefois l'an dernier que 5% des créations d'entreprise. Si le secteur "Enseignement, santé et action sociale" est passé de 9% à 10%, les "autres services aux ménages" ont chuté d'un point. En revanche, pour les seules créations sous forme sociétaire, les créations ont augmenté dans tous les secteurs à l'exception notable de l'industrie (-29%). À un niveau plus fin de la nomenclature, les créations de sociétés sont également dynamiques dans les arts et spectacles (+10%) et les transports (+6%). Les tableaux de l'APCE montrent que ce sont les activités de type services qui se sont taillé la part du lion en 2011, avec 249.871 créations, les activités scientifiques et techniques arrivant largement en tête (81.581) mais avec une baisse de 14,4% sur l'année. Le recul le plus important a été enregistré dans les services en direction des personnes (-22,8%).
Fiches et documents téléchargeables
À l'intention de ceux qui hésitent sur le chemin à emprunter, l'APCE propose des fiches professionnelles décrivant 150 activités "pour se lancer" (téléchargeable sur www.apce.com, 10€). Mais il est un autre document que tout créateur potentiel ayant d'autres ambitions que l'auto-emploi ne doit pas manquer de consulter: " Les Technologies clés 2015" (www.industrie.gouv.fr), qui identifie 85 technologies dans sept secteurs économiques jugés stratégiques pour l'avenir de la France. Cette étude est notamment destinée aux chefs d'entreprises et cadres à la recherche de relais de croissance et donc aux entrepreneurs soucieux de se projeter dans l'avenir. C'est a priori dans ces secteurs que les perspectives de croissance sont les plus fortes... et que les investisseurs sont le plus facilement abordables.