Alain Maissa,
président de l'Union régionale Paca des scop
Le 35e congrès national des scop se déroulera à Marseille les 15 et 16novembre prochains. Que se passera-t-il durant ces deux journées?
Il s'agit de réunir toutes les scop de France. C'est la première fois depuis cinquante ans que cette rencontre va se dérouler à Marseille. Durant ces deux journées, le mouvement va adopter ses orientations pour les quatre années à venir. Nous aurons une journée purement statutaire et une journée avec une vision plus globale. À l'occasion de l'année internationale de la coopération, nous recevrons ainsi des invités du Brésil, d'Italie et du Québec. Cela nous permettra de découvrir de nouvelles pratiques et d'échanger des expériences. Nous attendons entre 1.000 et 1.500 entreprises.
Quel est le poids des scop dans la région Paca?
Nous comptons 230 coopératives dans la région, regroupant près de 3.000 salariés. Nous arrivons en quatrième position après l'Ile-de-France, Rhône-Alpes et l'Ouest. Indéniablement, il y a une croissance régulière du nombre de scop et nous avons pu constater que cette forme d'entreprise résistait mieux à la crise. Il y avait des secteurs privilégiés pour les scop, comme l'industrie et le bâtiment, mais, actuellement, il y a une évolution vers les services: bureaux d'études, sociétés informatiques... Nous constatons également que de plus en plus d'entreprises se créent directement sous la forme de coopérative.
Y a-t-il un frein au développement des scop?
Le seul problème que nous rencontrons réside dans l'inexistence formelle du statut de groupe coopératif. Si on applique strictement les règles, une filiale de scop, ne peut bien évidemment pas être une scop. Nous travaillons sur ce dossier. Notre mouvement a la volonté de devenir un acteur plus présent dans le dialogue social. Nous sommes un groupement d'entreprises et nous pensons avoir notre mot à dire.[LINNOVATION]
- TROIS QUESTIONS À