Les alternatives au tout diesel

Les alternatives au tout diesel

Se dirige-t-on vers la fin du règne sans partage du diesel sur le parc automobile français? Le carburant roi de la décennie, en situation de quasi-monopole dans les entreprises, pourrait être menacé à moyen terme par l'arrivée de solutions alternatives dont on nous rabâche depuis des années qu'elles constitueront l'avenir de l'automobile. Celles-ci se nomment électricité, GPL, gaz naturel, E85 ou encore hybride. Ces solutions écologiques s'accompagnent d'avantages fiscaux non négligeables, comme une exonération totale ou partielle (pendant deux ans) de TVS et diverses aides à l'achat.




GPL et hybride

Les entreprises figurent en première ligne pour adopter ces énergies alternatives. Ne serait-ce que pour une question d'image. Mais voilà, la douce mélodie écologique a devancé les constructeurs automobiles de quelques saisons. Toutes les solutions ne sont pas encore au point ou manquent d'un réel soutien. En effet, seuls le GPL, et dans une moindre mesure l'hybride, sont immédiatement disponibles. Après avoir abandonné la piste du GPL au début des années 2000, les constructeurs semblent s'y intéresser de nouveau, à l'image de Dacia, de Chevrolet et d'Opel. Ce carburant présente un certain nombre d'avantages. Outre un réseau composé de 1.750 pompes, le GPL est peu cher, en moyenne 0,72 euro le litre. Il n'est donc pas étonnant de voir les ventes repartir de l'avant. La France se situe toutefois bien loin des florissants marchés allemand et italien. Concernant l'hybride électricité/essence, le nombre de modèles en concessions se comptent sur les doigts d'une main. Cette solution, bien que séduisante, souffre encore de son prix un brin élevé et de la faible autonomie en mode 100% électrique. On devrait cependant assister à une généralisation de ce système dans un proche avenir. Les constructeurs planchent en parallèle sur l'hybride électricité/diesel et électricité/GPL. L'avenir le plus probable de l'automobile se situe probablement sur ces systèmes bi-carburation.




Le GNV, une alternative crédible, sauf en France...

D'autres solutions sont évidemment à prendre en considération. Peu connu dans l'Hexagone, le gaz naturel, ou GNV, est l'une d'entre elles. Ce carburant monte progressivement en puissance dans la plupart des pays européens, sauf en France. Seules quelques collectivités locales roulent au gaz en l'absence d'un réseau de distribution. Le manque de promotion du GNV soulève quelques interrogations. Une réelle volonté politique pourrait en faire une solution crédible à très court terme.




L'électrique soutenu par le politique

L'électricité, en revanche, ne manque pas de publicité. Les véhicules à zéro émission s'apprêtent à faire leurs débuts à grande échelle au dernier trimestre de l'année en cours. Les constructeurs tricolores seront aux premières loges et communiquent sur le sujet depuis belle lurette. Sans pour autant répondre concrètement aux nombreuses interrogations qui entourent toujours cette technologie. Quid du réseau de recharge, du prix du plein et des bornes, de la durée de vie des batteries? Sans oublier les questions liées à l'autonomie, à la valeur résiduelle en fin de contrat et à la valeur locative. Le système devrait progressivement se mettre en place mais il est d'ores et déjà acquis que les véhicules électriques seront cantonnés à une utilisation exclusivement urbaine. Le gouvernement soutient sans réserve cette filière électrique et semble prêt à mettre les moyens nécessaires à son essor. L'avenir nous dira quelle solution tirera le mieux son épingle du jeu.