Selon l'institut Great Place to Work, l'enseigne du groupe Adéo, Leroy Merlin, est une entreprise «où il fait bon travailler». Selon le directeur des ressources humaines (DRH) de Leroy Merlin France, Stéphane Calmes, «six raisons expliquent ce résultat. Il y a tout d'abord l'autonomie et la responsabilité que nous donnons à chacun de nos salariés. Ensuite il y a le cadre de travail et la facilité qu'ont les collaborateurs d'atteindre leur responsable hiérarchique.»
Le partage des résultats
Outre un projet et une vision d'entreprise clairs aux yeux des salariés, Leroy Merlin tire aussi son épingle du jeu via sa politique de rémunération et son partage de résultat. «Nos décisions salariales ont été prises en accord avec les partenaires sociaux. Nous avons donné une augmentation générale de 50€ou 2,5% de plus à nos salariés, détaille Stéphane Calmes. Ensuite dans le partage du résultat il y a trois niveaux: l'intéressement, la participation au résultat et l'actionnariat. Tout le monde peut y trouver son compte.» Le distributeur spécialisé met aussi en place une politique de formation et propose, comme les grands distributeurs de réelles évolutions de carrière. Tous ces outils mis en place par Leroy Merlin permettent au distributeur d'enregistrer seulement 8% de turnover en 2008.
Ouvertures en 2009
Leroy Merlin enregistre aussi un début d'année difficile mais «méritoire» selon le DRH de la structure. C'est pour cette raison qu'il compte bien tenir en 2009 son chiffre d'affaires 2008 de 4,5 Md€. Pour ce faire, la firme nordiste qui compte déjà 18.000 collaborateurs à travers le monde, va ouvrir un nouveau magasin en juin à Angoulême et un autre en décembre à Valence. Pour ces ouvertures et pour combler le turnover, plus faible qu'en 2008 (seulement 5,5%), 1.000embauches sont prévues en 2009.
«L'entreprise où il fait bon travailler», Leroy Merlin, prévoit d'embaucher 1.000 personnes d'ici à la fin de l'année. Malgré la crise, le distributeur nordiste compte tenir le même niveau de chiffre d'affaires.