Suite à l'annonce du plan de restructuration du groupe, le 12 juin dernier, incluant la suppression de 224 postes en France, l'usine de fabrication de câbles Nexans de Lens est touchée. « Nous allons devoir supprimer 38 postes sur 200, informe Philippe Demarez, directeur de Nexans Lens (suite à un comité d'entreprise extraordinaire), mais il s'agira essentiellement de départs à la retraite, et nous promettons de reclasser cet effectif chez Nexans ou ailleurs... » De plus, l'usine envisage l'automatisation d'une partie du travail notamment dans le domaine de l'emballage au cours de l'année 2016, un projet qui nécessitera un investissement dont nous ignorons à ce jour le montant.
Vendre à l'externe
Malgré le plan de restructuration, les capacités de production ne seront pas réduites, la fonderie continuera de produire par an 150.000 tonnes à la coulée dont 50.000 tonnes alimentent la tréfilerie lensoise. Les deux tiers restants de la coulée partent dans des usines Nexans en France et à l'International, 10 % approvisionnent maintenant d'autres usines. « Nous travaillons à compenser nos pertes de tonnes en interne par des ventes de tonnes à l'externe, nous projetons de vendre 20 % à l'externe cette année. On a réussi depuis 2 ans à revenir sur le marché de la coulée.», explique Philippe Demarez. Dans la guerre de la baisse des prix, Nexans compte prendre des parts de marché en métallurgie, en coulée, en tréfilerie à ses concurrents.
A propos du groupe Nexans
Le groupe Nexans annonçait courant avril un chiffre d’affaires pour le premier trimestre 2015 de 1,6 milliards d’euros à cours des métaux courants, contre 1,56 milliards d’euros en 2014. A cours des métaux constants, le chiffre d’affaires s’élève à 1,17 milliards d’euros, en croissance organique de 1,8% par rapport au premier trimestre 2014. En 2014, le groupe Nexans avait réalisé un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros. Présent industriellement dans 40 pays et avec des activités commerciales dans le monde entier, Nexans emploie près de 26.000 personnes. Le groupe mène actuellement un projet de réorganisation de ses activités en Europe, afin de soutenir sa compétitivité. Dans un communiqué daté de juin le groupe précisait : "Ce projet concernerait l’ensemble des pays européens et plus particulièrement la France, la Norvège et l’Allemagne. Les adaptations conduiraient à la suppression de 478 postes et à la création de 46 postes en Europe."