Basé à Reims, le groupe coopératif agricole et agroalimentaire Vivescia (CA : 4,6 Md€ ; 6 900 collaborateurs dans 25 pays) annonce nouer un partenariat avec la start-up suédoise NitroCapt, spécialisée dans les technologies agricoles bas carbone. L’objectif est de développer la production d’engrais bas carbone dans le Nord Est de la France.
Le partenariat s’inscrit dans Transitions, le programme d’agriculture régénérative et bas carbone mené par Vivescia. "Si dans le domaine des engrais, les pratiques ont commencé à évoluer, il nous faut aller plus loin et envisager par des partenariats, une production d’engrais azotés bas carbone plus résiliente", explique dans un communiqué Christoph Büren, président du groupe Vivescia.
Un processus breveté par NitroCapt
Le projet s’appuie sur le processus breveté développé par NitroCapt. Il s’agit du Sunifix, qui permet de produire de l’engrais bas carbone en utilisant de l’oxygène à la place de l’hydrogène pour fixer l’azote. En combinaison d’une énergie non fossile, il permet une production d’engrais plus économe en énergie et en coûts. "Aujourd’hui, nous avons des enjeux de carbone, mais aussi d’efficience et d’autonomie. Notre technologie répondra à ces trois objectifs, en permettant la production d’engrais azotés bas carbone, efficaces et directement produit par les coopératives, sans aucun besoin de matières premières importées", poursuit Gustaf Forsberg, le PDG de NitroCapt.
Construire des unités industrielles à horizon 2028
Une première phase pilote est actuellement menée en Suède pour consolider le procédé. Par la suite, une usine de démonstration devrait être créée, en Champagne-Ardenne. À terme et si les phases de passage à l’échelle industrielle et les essais agronomiques sont concluants, le partenariat devrait mener à la construction d’unités industrielles de production d’engrais décarbonés. Ces dernières devraient être créées "dans le Nord Est de la France", précisent les deux entités.
"Ces unités pourront produire suffisamment d’engrais azotés pour couvrir les besoins au minimum de 750 000 hectares de terres agricoles", chiffrent les deux entreprises. Les premières implantations sont prévues à horizon 2028.