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Le Puy du Fou veut planter le décor chez les Anglais, un défi à 350 millions d’euros
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Le Puy du Fou veut planter le décor chez les Anglais, un défi à 350 millions d’euros

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La société qui gère le développement international du parc d’attractions vendéen est à l’œuvre au nord de Londres dans ce qui s’apparenterait à une enquête publique en France. Le Puy du Fou pourrait bientôt créer son deuxième parc à l’étranger, après celui ouvert en Espagne.

Un spectacle de chevaliers du parc de loisirs du Puy du Fou, que la société vendéenne souhaite adapter à l’étranger, notamment en Angleterre — Photo : Jéromine Doux - JDE

Le Puy du Fou, connu pour ses mises en scène s’inspirant de pans de l’histoire, mène un projet d’implantation en Angleterre. Le célèbre parc d’attractions à thème est déjà connu au Royaume-Uni pour avoir accompagné la production d’un spectacle de son et lumière autour d’un château. Cette fois, c’est de la création d’un parc d’attractions qu’il s’agit. La société vendéenne envisage d’investir 355 millions d’euros (300 millions de livres sterling) et de créer 700 emplois une fois la structure ouverte. En France, Le Puy du Fou emploie 350 salariés permanents et 2250 saisonniers.

"La localisation idéale"

Le Puy du Fou a jeté son dévolu sur Bucknell, un village qui se situe à environ 20 kilomètres d’Oxford et à 80 kilomètres au nord de Londres. Un lieu stratégique proche de l’autoroute. La semaine dernière, deux réunions publiques se sont tenues, les 18 et 19 juillet 2024, avec les autorités locales, éventuels partenaires et riverains de cette "localisation idéale", selon les mots du directeur général Olivier Strebelle aux médias anglais.

C’est aussi un périmètre sur lequel un géant américain du divertissement compte implanter son parc : Universal Destinations et Expériences, sur un site à une centaine de kilomètres de Londres.

"Nous avons des attractions qui offrent une expérience comme vous n’en avez jamais connue avant", vante de son côté Olivier Strebelle aux journalistes britanniques. Confiant, assurément, après les deux titres consécutifs de "meilleur spectacle vivant du monde", obtenus aux Thea Awards, considérés comme les "Oscars" du secteur aux États-Unis.

Des spectacles et des hôtels sur plus de 120 hectares

Le projet vendéen est conduit en association avec la société britannique Savills, l’une des principales sociétés de conseil en immobilier au monde, présente dans 70 pays. Il comprend des aires de spectacles ainsi que des hôtels sur une étendue qui serait comprise entre 120 et 160 hectares.

Après l’abandon du dossier belge

Ce parc viendrait se substituer à celui qui avait été envisagé en Belgique : en 2023, des médias belges avaient en effet signalé que la société Le Puy du Fou prospectait pour trouver des terrains, voire pour racheter des structures existantes. En Wallonie, les dirigeants ont finalement jeté l’éponge et porté leur dévolu vers un autre royaume. Sur le sol anglais, l’Histoire à mettre en scène est peut-être plus riche. Aux médias anglais, Olivier Strebelle souligne aussi "le nombre important de Britanniques à avoir déjà visité les parcs du Puy du Fou en France et en Espagne". Signe qu’il y aura un intérêt parmi le peuple du roi Charles.

Une étape annoncée

Le Puy du Fou s’est exporté en Espagne depuis 2021, à Tolède (l’ancienne capitale des rois, avec 1,1 million de visiteurs en 2023) et vient d’ouvrir une salle de spectacle en Chine, en plein Shanghai. La société ambitionne "d’avoir quatre parcs Puy du Fou avant 2030 et de faire rayonner ce concept artistique dans le monde entier". Le chiffre d'affaires du groupe était de plus de 170 millions d'euros en 2022.

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