Si le projet de loi de finances pour 2026, publié le 14 octobre 2025, est adopté, les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) accuseront une baisse des recettes qui leur sont allouées de 30 %. Président de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle, François Pélissier assure qu’il présentera sa démission si le texte est adopté en l’état. Ce dernier regrette en effet des coupes budgétaires qui s’accumulent : la nouvelle loi aboutirait en effet à une dotation de l’État de 1,2 million d’euros, contre 2 millions d’euros auparavant, et 8 millions d’euros à l’arrivée de François Pélissier à la tête de la CCI 54, en 2011. "Depuis 10 ans, nous avons engagé un plan stratégique d’adaptation et de développement exemplaire pour faire face à une telle restriction dévastatrice", explique-t-il dans un communiqué.
Un chiffre d’affaires augmenté
Entre 2013 et 2025, la CCI 54 annonce avoir en effet augmenté son chiffre d’affaires de 7,5 millions d’euros, pour atteindre les 26,5 millions d’euros. Parmi ses activités principales, cette dernière anime un pôle formation emploi qui regroupe 2 000 étudiants, avec un investissement récent de 16 millions d’euros dans un campus flambant neuf. Elle porte également un pôle Infrastructures, qui gère l’Aéropôle du Grand Nancy, ainsi qu’un pôle création et entrepreneuriat, qui accueille près de 150 entreprises sur une dizaine de sites dans le département, avec 15 000 m² de locaux d’activité, pour 700 créations et 60 reprises d’entreprises.
"La réduction de dotation envisagée au PLF 2026 ne permet plus de mener notre mission de service public"
Enfin, la CCI 54 soutient notamment les 12 écoles de la deuxième chance en Lorraine, et participe à plus de 200 mandats au sein d’organismes d’État et de collectivités. "La réduction de dotation envisagée au PLF 2026 ne permet plus de mener notre mission de service public telle qu’elle est définie par le code du commerce et contractualisée dans le contrat d’objectif et de performance avec l’État", regrette François Pélissier, qui qualifie la mesure de "punition inique et totalement contraire aux besoins des acteurs économiques".