L’entreprise de biotechnologies nantaise Ose Immunotherapeutics noue un partenariat
avec la deeptech parisienne Scienta Lab, qui développe une plateforme d’IA permettant de mieux comprendre les maladies auto-immunes. Cette plateforme va permettre à Ose d’identifier des biomarqueurs capables de prédire l’efficacité des traitements qu’elle met au point, et ainsi améliorer ses travaux de R & D.
Des traitements plus ciblés
Fin 2023, Scienta Lab a levé 4 millions d’euros pour renforcer son modèle, baptisé EVA, et afin de multiplier ses contrats avec les acteurs de la recherche. "En raison de la nature complexe et hétérogène des pathologies immuno-inflammatoires, il est essentiel de disposer d’options thérapeutiques précisément ciblées pour pouvoir proposer un résultat optimal aux patients", note Camille Bouget, directrice générale et cofondatrice de Scienta Lab.
Identifier des sous-groupes de patients
C’est la deuxième collaboration dans l’IA pour Ose Immunotherapeutics, qui a déjà tenté l’aventure en 2020 avec MAbSilico. Cette fois-ci, la biotech nantaise qui emploie une soixantaine de salariés se servira de la plateforme de Scienta Lab pour identifier des sous-groupes de patients susceptibles de répondre à des traitements spécifiques. "Face au rythme effréné du monde d’aujourd’hui, il est primordial d’avancer très vite et une solution d’IA capable d’identifier des biomarqueurs sera clé pour accompagner notre R & D dans diverses maladies inflammatoires chroniques", note de son côté Nicolas Poirier, directeur général d’Ose Immunotherapeutics.
La biotech nantaise, qui revendique être un Ovni dans le secteur de par son modèle économique, n’a pas encore de produit sur le marché. Néanmoins, elle a lancé l’année dernière une nouvelle étude avec son vaccin phare, Tedopi, qui vise le cancer du poumon. Ce dernier pourrait être commercialisé en 2028.