La Responsabilité Élargie du Producteur, implémentée en France en 1975, s’est progressivement précisée dans sa mise en œuvre. Pour le Medef, son système reste cependant très contraignant pour les entreprises et peu efficace. L’organisation patronale milite pour 10 mesures pour refonder le système de la REP.
"Un système coûteux, complexe, inefficace"
La Responsabilité Élargie du Producteur vise à faire prendre en charge la fin de vie des produits aux industriels et producteurs. Un système à conserver, mais à condition de le remodeler en profondeur prévient le Medef. Patrick Martin, son président, juge en effet le système pour l’instant trop "coûteux, complexe" et "inefficace", suscitant un "réel mécontentement chez les acteurs économiques".
La part des déchets recyclés stagne depuis 10 ans
Le cœur du problème, selon le patron du Medef ? L’impératif économique, "primat de toutes les réussites, est totalement absent du système actuel de Responsabilité Élargie du Producteur". Par conséquent, alors que le montant des écocontributions a déjà été multiplié par deux entre 2010 et 2022, la part des déchets recyclés stagne depuis 2016.
La mise en place de la REP, délicate pour de nombreuses filières
Parmi les dix propositions du Medef pour réformer la REP, l’essentiel consiste ainsi à lier les contributions financières des entreprises pour la collecte et fin de vie des produits, à des performances de recyclage. Le syndicat patronal préconise également un alignement des objectifs nationaux avec ceux de l’UE, et de lutter contre les pratiques illégales (non-paiement des cotisations aux éco-organismes prenant en charge la fin de vie des produits, exportation illégale des déchets…).
La mise en place de la REP pose problème dans plusieurs filières, en particulier celle du bâtiment (suspendue avant d’être refondue par le gouvernement), celle du textile, des mégots de cigarette, ou encore des emballages.