Spécialiste de l’approvisionnement en produits de la mer, le mareyeur lorientais Océalliance (230 M€ de CA et 600 salariés) a officialisé cet été l’acquisition des Viviers du Cap (8 M€ de CA et 25 salariés). Basée à Cherbourg (Manche), cette entreprise est reconnue dans l’achat et la vente de coquilles Saint-Jacques mais aussi de céphalopodes, en frais comme en surgelé, notamment à destination de l’Italie qui concentre 80 % de ses débouchés.
"Grâce à cette intégration, nous renforçons nos positions hors de nos frontières", explique-t-on chez Océalliance qui conforte par ailleurs une présence déjà bien établie en Normandie via la société Marée du Cotentin. S’appuyant désormais sur 26 ateliers de marée couvrant l’ensemble des criées françaises de la mer du Nord au golfe de Gascogne, mais aussi jusqu’en Écosse avec sa filiale Angelbond, l’entreprise assure 35 % de ses activités vers l’export, à travers une vingtaine de pays. "Dans un contexte difficile où la pêche française joue sa survie, nous traitons 45 000 tonnes de matière brute et réalisons environ 30 000 tonnes de produits finis chaque année", précise Guénolé Merveilleux, président d’Océalliance.
Un million d’euros d’investissement programmés
Ensemble né en 2015 de la fusion des sociétés Furic et Mariteam, puis rattaché en 2022 au groupe Prosol (Grand frais), Océalliance poursuit une importante phase de croissance externe, tout en investissant dans ses sites de production, particulièrement en Bretagne : environ 1 million d’euros sont programmés pour installer un outil de cuisson et de conditionnement dans les Viviers de Porsguen, à Plouescat (Finistère), et 500 000 € pour moderniser le circuit froid chez Pêcheries Océanes, à Miniac-Morvan (Ille-et-Vilaine). Le mareyeur avait déjà mobilisé 2 millions d’euros afin de rénover les capacités de transformation de Furic Solutions à Saint-Guénolé (Finistère) avant de les étendre l’an dernier sur 1 000 m2 pour un montant de 1,5 million d’euros.
Destiné à sortir des produits prêts à cuire et des marinades de poissons, le site devrait ainsi passer de 1,5 million d’euros à 5 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 5 ans et pérenniser une vingtaine d’emplois. À Lorient, Océalliance dispose d’un outil dédié au filetage (julienne, églefin, lotte et merlu) à travers l’enseigne Sogelmer (7 M€ de CA et 20 salariés) ainsi que des locaux réservés aux fonctions support qui emploient une vingtaine de personnes.