Créée en 2019 à Bouchemaine, près d’Angers, dans un entrepôt de 800 m2 pour assurer la logistique de clients de l’e-commerce, Greenlog développe un concept résolument engagé sur le plan environnemental. L’entreprise travaille pour des clients qui se trouvent essentiellement dans les secteurs de la santé, de la beauté, des aliments pour animaux de compagnie, de la parfumerie, du médical ou du sport, en leur proposant une logistique verte : emballages de seconde main, utilisation de colles végétales, déchets totalement revalorisés, transports électriques ou encore suppression de plastiques. En quelques années, Greenlog s’est déployé en France et compte désormais six entrepôts. Avec un chiffre d’affaires réseau qui a atteint 2,7 millions d’euros en 2025, soit une croissance de 237 % par rapport à l’année précédente.
Une vingtaine d’entrepôts en France
Actuellement, le développement de Greenlog et de son concept de flux logistique écoresponsable s’effectue en licence de marque. "Mais nous fonctionnons comme un système de franchise et nous passerons à l’avenir sous ce modèle, explique Céline Urbain, cofondatrice de Greenlog. Nous apportons la formation, les outils et l’accompagnement opérationnel de ceux qui nous rejoignent." Le déploiement a été lancé à Toulouse (Haute-Garonne) en 2023 et l’enseigne a essaimé en deux ans à Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne), Bordeaux (Gironde), Rouen (Seine-Maritime) et Grenoble (Isère). Dans quelques jours, un nouvel entrepôt de 6 000 m2 ouvrira à Saint-Macaire-en-Mauges, près de Cholet. "Nous prévoyons au moins trois à quatre nouvelles implantations cette année, précise Céline Urbain, entre autres à Reims (Marne), à Alençon (Orne), dans le Finistère et dans la région nantaise. L’objectif est de mailler le territoire national avec une vingtaine d’entrepôts d’ici trois à quatre ans. Ce maillage permet à nos clients multisites d’être au plus près de leur lieu d’approvisionnement et de réduire l’impact environnemental." Parmi les cibles visées dans les années à venir, le Nord, le pourtour méditerranéen, l’Ille-et-Vilaine ou encore la Bourgogne.
Cap sur l’Europe et le Canada
Pour autant, le logisticien angevin ne souhaite pas limiter son champ d’action à l’hexagone. "Nous sommes actuellement en discussion pour implanter un entrepôt à la Réunion qui couvrirait également l’île de Mayotte, poursuit Céline Urbain, et nous souhaitons nous ouvrir à l’international en 2027 ou 2028. En Suisse, en Espagne, en Allemagne, en Italie mais aussi hors zone euro au Royaume-Uni. L’objectif est de bien mailler l’Europe d’ici quelques années et nous ciblons également le Canada." Le réseau emploie actuellement une cinquantaine de personnes, dont une quinzaine à Bouchemaine. Outre son déploiement en France et à l’international, il veut également accélérer sur les aspects environnementaux de sa démarche. "Nous souhaitons supprimer à terme les films plastiques des palettes mais il n’existe actuellement pas de solution, constate Céline Urbain. Nous voulons aussi aller vers le zéro papier et envisageons l’installation de panneaux photovoltaïques sur notre entrepôt angevin, comme c’est déjà le cas sur plusieurs autres sites."