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Le groupe Thermador cesse d'honorer ses commandes vers la Russie
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Le groupe Thermador cesse d'honorer ses commandes vers la Russie

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Groupe lyonnais coté spécialisé dans la distribution d’accessoires pour le transport des fluides dans l’industrie et le bâtiment (chauffage, plomberie, ventilation, compresseurs d’air), l'entreprise Thermador joue la transparence sur les conséquences de la guerre en Ukraine.

Guillaume Robin — Photo : Thermador

Un mois après le début de la guerre menée en Ukraine par la Russie, le groupe lyonnais Thermador dirigé par Guillaume Robin (712 salariés, CA 2021 : 486 M€) annonce par communiqué sa décision de "ne plus honorer les commandes de matériels manifestement destinés à être exportés en Russie".
L’impact est mineur pour le groupe, l'évaluant à environ 1 million d'euros de chiffre d’affaires. "Les conséquences indirectes et cumulées de cette guerre pourraient être significatives", nuance pourtant Thermador. Les dépenses de gaz et de fioul du groupe se sont élevées à 192 000 euros en 2021 et "ne seront majorées qu’à partir de 2023 du fait d’un contrat nous garantissant la stabilité des prix en 2022".

Hausses de prix en vue

Thermador anticipe des prix des transports maritimes qui "vont vraisemblablement rester à des niveaux très élevés après la fermeture avérée de la route de la soie. Ceux des transports routiers risquent d’évoluer avec le prix du gazole", liste l’entreprise. "Les cours des métaux dont le cuivre, l’acier, l’aluminium et le nickel poussent d’ores et déjà certains de nos fournisseurs à appliquer de nouvelles hausses. À titre d’exemple, les produits majoritairement composés d’acier inoxydable représentent approximativement 11 % de notre chiffre d’affaires consolidé (les aciers inoxydables couramment utilisés dans nos métiers contiennent du chrome, du nickel et du molybdène)."

Thermador prévient donc que ses filiales seront "très probablement" contraintes d’annoncer dès le mois d’avril de nouvelles hausses de prix et de veiller à ce que leurs clients ne gonflent pas artificiellement leurs ordres avant leur mise en œuvre.

L’entreprise, qui distribue des matériels directement liés à des besoins de première nécessité (eau potable, chauffage, industries agroalimentaires, pharmaceutique, chimique et pétrochimique), se dit néanmoins "confiante" dans sa capacité à affronter "solidairement" ces nouveaux défis.

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