Jérôme Gimbert peut souffler ! Le P-dg du Groupe Risloise (150 collaborateurs ; 12 millions d’euros de CA) a obtenu un soutien appuyé de la Région Normandie dans le cadre du dispositif ARME (Anticipation Redressement Mutations Économiques). Une aide sous forme de prêt à taux zéro de 400.000 euros qui doit se doubler d’un concours bancaire équivalent débloqué dans les semaines à venir.
Fortes variations mensuelles de chiffre d’affaires
Regroupés à Bernay (27) depuis 2013, les anciens sites de conditionnement et de thermoformage de Pont-Authou et Pont-Audemer faisaient face à des difficultés récurrentes de trésorerie. «Nos clients sont essentiellement des enseignes de la grande distribution», explique le dirigeant. «Et la variation de notre chiffre d’affaires d’un mois sur l’autre peut varier très fortement». Le groupe familial qui produit aussi bien des emballages unitaires ou des lots, que des meubles présentoirs en carton travaille généralement sur des gammes de produits promotionnels.
« Nous sommes une société de services »
Ses clients se nomment Henkel, Ferrero, 3M ou Bacardi. Des marques diverses qui interviennent dans des univers industriels et commerciaux différents. « Nous sommes une société de services », rappelle Jérôme Gimbert. « Nous devons donc être capables de répondre dans des délais très courts ». Une réactivité qui oblige le groupe « à investir sur un spectre large de ce qui se fait dans le secteur de l’emballage », souligne le P-dg. « Nous réalisons 95% de ce qui existe sur le marché ! » Le tout pour des grands groupes qui n’ont le plus souvent pas les ressources en interne et qui font donc appel à des spécialistes du conditionnement à façon.
La faute à l'allongement des délais de paiement
Pour expliquer ses problèmes récents de trésorerie, Jérôme Gimbert invoque l’allongement des délais de paiements induit par la LME (Loi de modernisation de l’économie promulguée en 2008). « Dans notre activité, on peut vite plonger, mais avec un carnet de commande bien rempli ». Contactés en début d’année, les services de la Région ont répondu en moins de deux mois, soucieux de soutenir « une entreprise performante disposant d’un savoir-faire très particulier », souligne la conseillère régionale Christiane Vulvert.